La préservation de la lagune de Dar Bouazza portée à l’hémicycle

Très sensibles au SOS des riverains du lac de Dar Bouazza et des organisations de la société civile sur les dangers de mort qui pèsent sur ce site écologique unique qu’est cette zone humide, qui relève de l’Agence du Bassin hydraulique du Bouregreg et de la Chaouia,  les députés du PPS, membres du Groupement parlementaire du progrès et du socialisme à la Chambre des représentants ont porté l’affaire devant les représentants de la nation pour en débattre avec le gouvernement.

Toujours à l’écoute des préoccupations et des attentes des citoyens, le Parti du progrès et du socialisme a fait de la défense du droit constitutionnel de tout un chacun de vivre dans un environnement sain et dans un milieu non pollué une de ses priorités, a indiqué dans une question orale la présidente du GPPS Aciha Lablak (24 décembre 2018).

Pour le PPS, la protection de l’environnement vise à la préservation des droits non seulement des  générations actuelles, mais également des générations futures, a-t-elle dit, ajoutant qu’il est nécessaire pour nous tous de tenir compte dans nos comportements, dans notre vie quotidienne et dans les politiques publiques poursuivies de la dimension écologique.

Des promoteurs immobiliers veulent tout bétonner

Après avoir rappelé les dangers réels qui pèsent sur la lagune de Dar Bouazza, du fait du comportement de ceux qui veulent sa mort parmi les promoteurs immobiliers en quête de nouveaux espaces à «bétonner  et urbaniser» et autres qui cherchent à l’assécher par tous les moyens en y déversant remblais et autres débris très polluants, la députée a souligné l’importance de ce site, qui représente un véritable échappatoire pour les Casablancais et autres visiteurs.

Situé à une quinzaine de kilomètres de Casablanca, entre l’océan et la route d’Azemmour, le lac abrite en effet une flore et une faune très diversifiées. On y compte pas moins de 180 espèces d’oiseaux, dont certaines rares et menacées, la moitié des espèces d’amphibiens du Maroc, près de 300 espèces d’insectes et plus de 120 espèces de plantes.

Il s’agit d’un lieu très prisé des scientifiques, naturalistes ou photographes animaliers.

C’est pourquoi, Lablak a rendu hommage aux organisations de la société civile pour avoir mené une campagne de mobilisation pour la sauvegarde ce site et organisé récemment un sit-in, appelant le département ministériel concerné à réagir positivement à leurs préoccupations.

Dans sa réponse, Nezha EL OUAFI, Secrétaire d’Etat auprès du ministre de l’énergie, des mines et du développement durable chargée du développement durable, a confirmé les craintes des députés du PPS et des organisations de la société civile relatives aux dangers qui guettent Dayat Dar Bouazza, qui constitue une véritable «perle», selon ses propos.

Conscient de l’ampleur du problème, le gouvernement a pris une série de mesures pour mettre fin à la dégradation de la situation qui risque d’assécher entièrement le lac.

Elle a également fait savoir que d’autres problèmes ayant trait notamment au droit de propriété sur les terrains de la Daya ont surgi, notant que les départements concernés travaillent conjointement avec les autorités territoriales pour parvenir à des solutions appropriées.

M’Barek Tafsi

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