Le lilas fané à Agadir!

À maintes reprises, on a déjà évoqué la problématique des citoyens dont les résidences ne sont pas encore délivrées. Partout dans le pays, ce phénomène qui ne cesse de tracasser les concernés, prend des tournures, de plus en plus tragiques.

Les promoteurs immobiliers, pointés du doigt pour une bonne partie, faillent aux engagements, à la grande déception des acquéreurs qui ne savent pas souvent  à quel saint se vouer. Dans la présente chronique, on citerait le cas déplorable du projet des villas économiques semi-finis, baptisé «Lilas», sis au quartier Mohammedi à Agadir. Cette opération dont le coup d’envoi fut lancé en 2008, s’est entachée de dysfonctionnements criards.

Au départ, le projet fut scindé en trois unités distinctes, ensuite on a  procédé à l’inscription des bénéficiaires, en exigeant un premier acompte de plus de 10% de la valeur globale estimative de chaque unité résidentielle, révélant une disparité d’un attributaire à l’autre.

Pour des raisons obscures, on annulait les deux autres unités pour n’en garder qu’une seule, générant, pour la même occasion, des incidences néfastes sur la forme et le contenu de l’unité conservée pour le programme.

Il est à rappeler que le projet s’insère dans le cadre de ce qu’on appelle le foncier en construction, régi par la loi 44-00, du 3.10.2002 et amendé par la loi 12-207, du 18.2.2016. Mais, il semble bien que le promoteur national ne s’est pas du tout conformé aux dispositions de la loi-procédure en  parution au bulletin officiel de l’exécutif numéro 6440. Il est à indiquer que les bénéficiaires se sont constitués en un collectif légal en vue de défendre leurs droits légitimes.

A ce propos, ils ont déjà émis une doléance, en mi-décembre dernier, dans laquelle ils rappellent leur interlocuteur les dispositions de la loi en vigueur. Durant une décennie d’attente fastidieuse, les plaignants n’ont jamais eu de céder de revendiquer leur droit, à travers des réunions avec les directions successives du promoteur national ainsi que moult requêtes transmises aux diverses institutions concernées.

Après de longs sévices, le projet a enfin vu le jour, à l’horizon de 2019, sans que le promoteur n’ait fait d’initiative relative à l’offre en faveur des adhérents hormis la missive adressée le 15.10.2018, selon laquelle la société annonce la réalisation de 80% des travaux et demande aux bénéficiaires de 15% de prélevés du prix de vente et, en contrepartie, ils versent 80% de la valeur intégrale, avant le 18.12.2018.

Toutefois, cette offre qui ne couvre nullement les dix années de préjudices, est parvenue à une minorité, alors que la majorité s’en est trouvée hors du délai sus cité.

Compte tenu de cette situation désolante, l’association réclame la mise à sa disposition du prix officiel et définitif de l’unité de résidence, prenant en considération la différence due au retard du projet, ainsi que le prélèvement sur le prix intégral, en guise d’indemnité aux préjudices causés, durant plus de dix ans. Enfin, ils demandent l’octroi des contrats préliminaires pour s’adjuger les crédits bancaires dans les conditions optimales.

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