Le WAC bat le record du changement d’entraineurs

La valse des entraineurs continue non seulement au championnat national mais aussi et surtout au sein d’un des grands clubs du football national. Il s’agit bel et bien du Wydad Casablanca qui cumulé les déceptions au championnat national mais aussi et surtout lors des éliminations précoces en Ligue des Champions d’Afrique et arabe ainsi qu’à la Coupe du Trône.

Le club des Rouges venait de se séparer de son nouveau coach, le Français René Girard, un mois seulement après  son atterrissage sur le sol de la formation des Rouges. La décision de ce limogeage express a été prise en début de semaine par le club wydadi qui cherchait une sortie à l’amiable et à l’honneur de son coach suite à une série de résultats négatifs (double élimination en Coupes arabe et du Trône ainsi qu’une récente défaite au championnat national face à l’équipe du CR Al Hoceima, une des modestes formations de la Botola). Cette récente défaite constituait la goutte d’eau qui a fait déborder le vase, même si certains parlaient d’un malentendu du coach avec les joueurs qui auraient totalement lâché leur coach français n’ayant pas pu convaincre et remettre le club sur les rails. Ce qui est tout à fait normal dans un laps de temps puisqu’il est toujours difficile de prendre le train en marche. Mais le remerciement de René Girard qui n’a pas mis toutes les chances de son côté pour réussir dans sa mission devrait coûter encore cher au WAC, tant sur le plan financier que technique.

Financièrement, le WAC devra payer au moins un an de salaire pour résilier son contrat avec son coach.

Techniquement, le WAC ne pourra certainement pas être sauvé par Benzarti. Car, Libre depuis son limogeage par la fédération tunisienne de football, après avoir qualifié les Aigles de Carthage en CAN 2019 dans un laps de temps (3 victoires en et autant de matches), Benzarti cherche, lui aussi, à relancer sa carrière chez les Rouges qui pensaient à lui bien avant le remerciement de René Girard.

Pour le moment, le WAC est pris en charge par son manager général, le Français Noël Tosi, et son ancien joueur sénégalais, Moussa Ndaw, le duo ayant pris le relais après le départ d’Abdelhadi Sektioui qui avait rempli le vide laissé par Benzarti pour jeter , lui aussi, l’éponge suite à l’élimination en Ligue des Champions.

Mais, le Wydad reste en crise et le restera ainsi tant qu’il est toujours victime de sa mauvaise gouvernance et non pas son mauvais coaching. Car, ce sont bien ses dirigeants qui cherchent toujours la solution la plus facile, notamment le président, Said Naciri, qui pour chercher un nouvel entraineur en remplacement de René Girard, n’a semble-t-il pas trop réfléchi. Le nom de Benzarti qui a regagné Casablanca voici un mois, circulait déjà dans les coulisses. Mais le coach tunisien a-t-il encore les moyens de relancer les Rouges… ? On ne le croit certainement pas. Car la baguette magique de Benzarti ne peut pas toujours réussir… avec « le va et vient » au sein d’un club ayant un effectif de joueurs malades psychologiquement.

Et puis, il n’y a pas seulement que Benzarti dans le domaine du coaching. S’il avait eu la chance de réussir, auparavant, avec l’autre club casablancais, le Raja, en se qualifiant pour le Mondial des clubs 2013 tout en terminant la saison en vice-champion du Maroc… avant de passer au WAC pour faire la même chose en Botola lors de la saison écoulée, la 3e tentative de Benzarti pourrait s’avérer fatale.

Quoi qu’il en soit, les responsables du WAC devraient assumer et s’assumer. Car il n’y a rien qui prouve que leur équipe peut relever la tête et se ressaisir en Botola, seule compétition qui leur reste à jouer en attendant d’aborder la prochaine Champion’s League.

Bons derniers de la Botola (3 points et 5 matches en moins après la 8e journée), les Rouges risquent donc une saison blanche après avoir perdu trois titres en moins de 4 mois. Cela est dû bien sûr aux multiples changements d’entraineurs avec 6 coaches en moins d’une année. Un record chez les Rouges…

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