Les grands sursauts du PPS: Le nouveau souffle démocratique

Saoudi El Amalki

Le PPS a marqué l’année 2018 par des sursauts de haute portée sur la scène politique nationale. Tout d’abord, on notera le succès notoire de son  10e congrès national. Ensuite, le plan d’enracinement, appelé communément, dans notre lexique «Atajaddor» et projet de mémorandum du chantier national du modèle de développement auquel le parti a consacré son université annuelle et ses forums sectoriels, à travers le royaume.

Son engagement depuis  l’alternance en 1998, impulse une dynamique en termes de gestion publique par l’adhésion du mouvement national, en diapason avec la monarchie afin de mettre en place une génération de réformes d’ordre institutionnel, socio économique et culturel. Il faut bien dire qu’en dépit de certains dérapages et retards enregistrés par ci, par là dans cette nouvelle expérience, cet entrain synergétique s’est soldé par des performances d’envergure dans ces divers axes qui, nécessitaient, en fait, davantage de générations de réalisations, en vue de maintenir ces acquis et d’en entamer d’autres.

Ce parcours a constitué dans ce sillage, un tournant décisif, puisque, les bouillonnements de la rue aidant, la nation en est sortie grandie, contrairement à l’indifférence de nombre de certains de ces voisins qui y ont laissé des plumes. La poursuite des réformes, confortée par la nouvelle constitution et consolidée par la même volonté symbiotique, était inéluctable, d’autant plus que les dernières échéances électorales traduisaient, bel et bien, à quelques dysfonctionnements près, cette préoccupation de mettre un terme à la fausseté des résultats des urnes, par l’implication systématique du pouvoir dans la composition de la carte politique. Cependant, il s’avère que la mentalité du «leaderschip»,  persiste encore et tend à reléguer l’intérêt suprême au second plan pour son propre compte.

Cette attitude égocentrique n’est pas, en effet, chose inédite, mais elle récidive, à chaque fois que certains acteurs politiques ressentent le besoin d’une réactivité hégémonique. Contrairement à cette versatilité comportementale, le PPS a, de tout temps, priorisé le devoir national, honoré ses engagements, respecté ses alliances quoique parfois contre-nature, jouer le rôle de médiateur pour apaiser les «appétits» de convoitise démesurée, prôner une politique de réalisme, de pondération et de pragmatisme.

Cette conduite mature et altruiste, portée par une autonomie décisionnelle infaillible, que le parti s’est forgée, des décennies durant, a constamment suscité des réactions «grincheuses» de la part de ses proches alliés, voire des tentatives d’exclusion et d’extermination. Et ce ne sont guère les preuves qui manquent à ce propos. On estime d’ailleurs que ce comportement vindicatif ne fait que renforcer les convictions inébranlables du parti, car rien ne saurait occulter ni affecter tout ce legs national généreux de longue date dont le pays se sert à perpétuité, précisément lors des moments délicats, pendant que les autres cherchent exclusivement à redorer leur blason réducteur.

Le pari est énorme et appelle à une mobilisation tous azimuts pour mieux agir, en renforçant l’outil artisan de nature à l’harmoniser avec le rayonnement politique du parti dont les retombées sont judicieuses pour la stabilité et la prospérité du pays, loin de toute voracité accaparante et de tout chahut perturbateur quoique parfois contre-nature, jouer le rôle de médiateur pour apaiser les «appétits» de convoitise démesurée, prôner une politique de réalisme, de pondération et de pragmatisme.

Cette période d’expectative que le Maroc traverse actuellement, après le désengagement de l’une des constituantes de la majorité pour les mêmes calculs d’antan, ne pourrait, en aucun cas, altérer la dynamique des grands chantiers ouverts en concertation nationale que nulle dérobade unilatérale ne saurait avorter. La petite brèche des uns, passée inaperçue, sera vite colmatée par de nouvelles tractations, menée tambours battants, pour une nouvelle majorité et un nouveau parcours, jouissant, du coup, de l’acquiescement du Souverain, lors du dernier discours.

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