Les hôteliers en déception!

En raison de la pandémie occasionnant des mesures restrictives, les hôteliers se sont fort attelés à mettre le paquet sur le tourisme interne.

Juste après avoir procédé au déconfinement, le pouvoir public aura permis aux divers secteurs de rouvrir leur boîte pour la reprise de l’activité.

A l’instar de nombre de leurs homologues, les acteurs du tourisme se retroussent les manches pour relooker leur établissement, moisis sous l’effet de l’usure, durant plus de trois mois de suite. Il a fallu, d’abord, dépoussiérer et encaustiquer pour être fin prêt à la fête, ensuite, faire appel au personnel enfoui  dans les repaires du confinement.

Enfin, les professionnels ont dû dépenser plus de 300 000 dirhams, selon les surfaces, pour désinfecter tous les lieux, du fond en comble, en vue de s’aligner comme il se doit sur les dispositions du protocole sanitaire en vigueur. Un remue-ménage qui leur a coûté les yeux de la tête, sans être, pour autant, persuadés de réussir le coup. Au fait, au fil des jours, ils s’aperçoivent que leurs efforts étaient vains et que leur malheur n’est pas à son terme.

Tout en sachant au préalable, qu’ils devaient compter, à priori, sur les visites des concitoyens, ils se mordent les doigts de constater que les visiteurs trouvent du mal à se payer le luxe de  voyager en ces temps de crise en dépit des campagnes de promotion.

Malgré leurs sacrifices, les opérateurs du secteur chassent les mouches. Parmi les compatriotes qui, d’accoutumée, se ruent sur leur destination préférée, en périodes estivales, les tergiversations ne se dissipent guère, d’autant plus que les décideurs de tutelle, à l’image de tout l’exécutif, n’inspirent pas confiance.

Les décisions parfois contradictoires, fusent de toutes parts, suscitant l’hésitation et l’indécision chez les populations. Cette confusion frôlant l’absurde, dans bien des cas, alimentait cette sensation de désaffection dont pâtissent les hôteliers et restaurateurs, plus particulièrement.

 Il faudrait dire que plus de la moitié des hôtels sont restés verrouillés et nombre d’hôteliers n’ont pas voulu prendre de risques de se faire décevoir.

D’autres plus «aventuriers» s’en sont trouvés avec des dépenses supplémentaires, sans aucun revenu, en contrepartie. Le comble de cette situation critique n’est autre que le commandement inattendu des pouvoirs publics de suspendre les huit villes et d’interdire leur accès.

Là encore, aussi bien les visiteurs que les hôteliers ont en pris un revers cinglant. Décidément, l’été 2020 de ce tourisme local sur lequel on avait fondé tous les espoirs d’une année rocambolesque, en a faire voir de toutes les couleurs.

Cette fameuse décision écervelée a, en fait, cause des préjudices déplorables, en plus des grabuges de circulation aussi loufoques que lamentables. L’émoi de se faire bloquer ou encore de se voir priver des retrouvailles de la fête, avait généré un sentiment d’hallucination collective qui mettait en péril tout acte approché. Les réservations sont alors tombées à l’eau, avec un arrière-goût de frustration.

Les hôteliers font alors face au remboursement, au défraiement et paiement des salaires pour un service non fait.

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