Quid de la rentrée agricole?

La Covid-19 s’accentue de plus belle, ces derniers temps.  Les mesures de prévention s’intensifient dans tous les compartiments de la vie quotidienne. Événement obligé, on parle de la rentrée scolaire et des dispositions à prendre pour s’immuniser hardiment contre la propagation exponentielle de l’endémie.

Tout l’intérêt à présent, est focalisé sur la réussite de cette épreuve qui touche directement les parents et leurs progénitures. Par contre, on ne parle pas de la rentrée agricole et ou peu, en particulière des petits paysans foudroyés par les périodes successives  de sécheresse et, cette année, la crise épidémique qui ne fait que paralyser l’activité agricole, dans sa globalité.

En fait, sur des étendues vastes, les opérateurs économiques tant nationaux que venus d’ailleurs, impriment à la région du Souss, à titre indicatif, un énorme mouvement agricole, tout en générant un déficit inquiétant des ressources hydriques, plus spécialement, au niveau des nappes phréatiques dont les forages atteignent des profondeurs intenses.

Il est bien vrai qu’on s’est lancé dans une opération d’envergure inhérente à la station de dessalement des eaux de mer, dans la province de Chtouka Ait Baha, mise en œuvre dans le cadre de l’ébauche partenariale multipartite. Cependant, il faut bien dire que la problématique de l’eau constitue, encore une fois, un spectre perpétuel dans une zone caractérisée par l’aridité et la désertification.

Si l’économie agricole connaît des prouesses notoires en termes de revenus et d’essor tant régional que national, cette activité florissante révèle, toutefois, des limites criardes sur le plan social et humain, du fait de l’exclusion et de la surexploitation inhumaine dont sont victimes, plus particulièrement, les ouvrières et ouvriers dans le périmètre du Souss Massa, à Chtouka Ait Baha et Taroudant, plus précisément.

En effet, la classe laborieuse dans ces régions souffre le martyr avec les propriétaires des unités de production qui piétinent les plus élémentaires de leurs droits légitimes, sans que l’on intervienne, avec la fermeté et l’intransigeance nécessaire. Les exemples ne manquent pas et pullulent dans les multiples entreprises de la région, au niveau des fabriques de production, des stations d’emballage, de conditionnement, de frigorification…Nombre de groupes agricoles ne respectent pas, en effet, leurs engagements sociaux et leurs directions  respectives mènent une campagne farouche contre les syndicats en présence. Les accords conclus avec les responsables syndicaux ne sont toujours pas appliqués par les diverses sociétés, aussi bien nationales qu’étrangères, notamment:

  • La régularisation de la prime d’ancienneté et des heures supplémentaires par effet rétroactif depuis l’entrée en vigueur du code du travail.
  • Le respect des dates de règlement et de la dotation des horaires de travail
  • La restitution de la situation des ouvriers vis-à-vis de la CNSS depuis le début de leur activité.
  • L’attribution de la prime de scolarisation à tous les ouvriers et ouvrières.
  • L’application du code du travail en matière de protection des ouvriers et la création de services médicaux.
  • La mise en place des dispositions, en matière de protection de la maternité et la création de garderies pour les enfants de salariés travaillant dans l’entreprise.

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