Rien à attendre

Rien à attendre, à part la pluie qui tarde ! Ne dit-on pas que «celui qui n’a rien, ne saurait le donner». Il ne reste que la mobilisation pour que les jours qui se suivent et se ressemblent n’ajoutent pas la désillusion à la déception et à la morosité de celles et de ceux qui ont foi dans la consolidation du processus démocratique dans notre beau pays.

Une mobilisation pour expliquer le nouveau souffle démocratique nécessaire afin que la population participe au changement et s’approprie ses objectifs. Une mobilisation pour resserrer les rangs à l’intérieur du parti, pour conforter ses structures et  pour expliquer et s’expliquer dans le but d’avoir le soutien populaire.

Dans un contexte marqué plus par la concurrence qui existe entre les partis politiques que par une coopération visant la mise en œuvre consensuelle du processus démocratique, la mobilisation est une action qui vise la consolidation des acquis et leur transformation en base organisationnelle et en assise électorale.

Le parti a affronté  la situation issue des élections d’octobre 2016 en produisant «Tajaddor» qui regroupe des analyses, des programmes et des mesures pour rehausser l’action partisane et la rendre efficiente autant que présente. Sa mise en œuvre ne peut encore être retardée ou remise à une date ultérieure.

La compétition au sein du pluralisme politique marocain ne doit pas seulement viser la représentation et intéresser exclusivement l’élegerocratie. Elle doit se faire pour faire valoir le capital politique auprès de la population et l’engranger par des militant(e)s qui pratiquent une politique de proximité, une pédagogie dans le discours et des actes de partage qui relèvent de la communauté du destin.

Rien à attendre de tous ceux et de toutes celles qui ne veulent pas se mouiller. Ils (elles) resteront en marge pour pouvoir de leur tour d’ivoire critiquer ce qui se fait. Spectateurs et spectatrices depuis fort longtemps, certain(e)s  parmi ces égos ne souhaitent qu’une chose, que le Parti du Progrès et du Socialisme trébuche, qu’il morde la poussière et qu’il disparaisse à jamais. Ce n’est pas là une nouveauté ; cela a toujours existé, et ils (elles) ont été toujours désavoué(e)s par l’Histoire. Le défi est dans la mobilisation de l’ensemble du parti pour leur apporter la preuve irréfutable de leur fausse appréciation et de leur déroute.

La mobilisation est de transformer les souffrances, les injustices et l’amertume créées par les situations matérielles de la population en engagement sincère et partisan pour la consolidation du processus démocratique par un nouveau souffle démocratique. L’évaluation des politiques publiques devra se faire dans un esprit critique responsable. La reddition des comptes est une culture qui non seulement relève de notre constitution mais aussi de notre pratique de l’autocritique.

C’est ainsi que se précise le projet social du PPS; qu’il gagne en crédibilité et en faisabilité pour répondre aux nombreuses attentes légitimes de la population. Sensibiliser les responsables, qu’ils soient élus ou relevant de l’autorité publique, sur les problèmes vécus de la population et leur trouver des solutions est un acte au service de la consolidation démocratique. S’opposer ne signifie pas dénigrer ou persifler mais s’inscrire dans une dynamique d’alternance dans le cadre d’une consolidation de la transition démocratique. Proposer une autre voie, une autre manière de faire dans le respect des libertés démocratiques, pour l’élimination des inégalités sociales et spatiales et le développement de la justice sociale.

«Celui qui veut faire quelque chose trouve toujours des moyens, mais celui qui ne veut rien faire trouve toujours des excuses». C’est aussi valable pour l’équipe gouvernementale fraichement établie que pour la direction et les cadres du PPS.

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