Les Botolistes ont bien leurs places chez les Lions

Ça arrive souvent au foot ! Plusieurs sélections africaines se sont contentées du service minimum face à de modestes adversaires tels que la Tunisie qui a profité de son match à domicile pour battre l’équipe du Niger (1-0) et réussir ainsi sa 3e victoire consécutive en autant de matches au terme de la 3e journée des éliminatoires de la CAN 2019.

Le Maroc est lui aussi venu difficilement à bout des Comores sur un seul but de différence grâce à un pénalty dans le temps mort de la rencontre. Seulement le Maroc a réalisé sa 2e victoire après celle du Malawi (3-0) et une défaite en ouverture des éliminatoires de la CAN 2019 au Cameroun (1-0). Ce qui n’est pas encore sécurisant pour les Lions de l’Atlas qui restent deuxièmes au classement de leur groupe à une longueur des autres Lions Indomptables.

L’équipe du Maroc est donc appelée à vaincre et convaincre dans la double confrontation sur le terrain de son homologue des Comores, ce mardi pour le compte de la 4e journée. Après le match remporté dans la douleur et sur un petit but d’un penalty au temps additionnel, le second duel ne s’annonce pas facile à négocier dans un terrain tout à fait différent de celui du Complexe Mohammed V de Casablanca (petite surface du champ de jeu et pelouse d’un gazon synthétique).

Les Lions et Renard étaient plus loin du niveau relevé de la sélection marocaine ayant disputé le Mondial 2018. Les professionnels marocains d’Europe qui semblent bons contre les meilleures formations à l’échelon mondial ne le sont pas ainsi quand il s’agit des duels face à des sélections africaines. Les Lions typiquement européens ont tout simplement souffert avant de prendre le meilleur sur une petite formation des Comores qui n’a pas cru à ses yeux. Renard aurait dû laisser son groupe européen au repos et tester certains joueurs botolistes qui connaissent bien leurs homologues africains. Et les exemples réussis sont nombreux d’hier à aujourd’hui.

Rien que dans les années 80, Feu Mehdi Faria, choisi meilleur coach au Maroc et en Afrique, avait vu juste en formant 2 sélections dont la majorité des joueurs venaient du championnat national. L’un des bagarreurs jouant à l’extérieur et l’autre des techniciens évoluant à domicile, ce qui lui a permis de réussir la qualification au Mondial mexicain 1986 et tout le monde connait la suite…

Cette année, la sélection des joueurs locaux et leur coach, Jamal Sellami, ont remporté le CHAN 2018 au détriment de grandes sélections africaines dont le Nigeria battu en finale (4-0).

Même chose pour nos clubs dont le WAC qui a remporté la Ligue des champions d’Afrique en 2017.

Le Raja, le club le plus titré à l’échelon africain, a fait aujourd’hui un grand pas vers la qualification en finale de la Coupe de la CAF après avoir infligé au grand club nigérien d’Enyimba sa première défaite de la saison à domicile (0-1) en demi-finale de la Coupe de la CAF.

Cela sans citer les exemples du DHJ, RSB, FUS, IRT, AS FAR et tant d’autres qui ont de belles expériences en compétitions africaines.

Tous ces clubs ont des joueurs rodés en la matière et qui connaissent bien l’Afrique et ses fiefs…

Une sélection composée des Botolistes aurait pu faire beaucoup mieux que ces pros de Renard qui est allé sur les traces de certains de ses prédécesseurs  tels Feu Henry Michel et Baddou Zaki , choisissant la solution la plus facile sans se casser la tête de dénicher nos joueurs de la compétition nationale. Ce qui a tué la Botola et ses joueurs qui n’ont plus aucune perspective de pouvoir porter le maillot national face à des pros loin d’être à la hauteur.

Qu’en pensent Hervé Renard et son entourage… ?

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