Les défis du modèle de développement à venir!

Le modèle de développement auquel aspire notre pays ne serait point un miracle qui tomberait du ciel, du jour au lendemain. Sans doute serait-il le fruit d’un dur ouvrage au sein duquel évoluent les forces vives, tous segments confondus. En effet, après tant d’ébauches tentées depuis longtemps, il semble que ces essais ont sensiblement pêché dans des volets de nécessité décisive. Certes, on ne peut contester l’effort monumental, déployé en termes d’instauration des institutions de l’Etat et de mise en place des conditions de l’essor à tous les niveaux.

Dans ce sens, on retiendra, non sans satisfaction, le parcours édifiant en matière de lancement des réformes tous azimuts, en particulier au cours des deux dernières décennies, juste après la mise en avant de l’Alternance. À cet effet, il serait redondant de se mettre à citer tous les acquis cumulés durant cette étape transitoire ! Cependant, on se limiterait à évoquer deux faits d’une importance capitale qui, aux yeux de divers observateurs, étaient à l’origine de ce bel élan en constance.

Tout d’abord, il conviendrait de rappeler encore une fois, le retour à la « normale » des rapports de la monarchie et du mouvement national. Un tel rapprochement a permis, en fait, de mettre sur orbite les traças de nombre de réalisations sur les plans institutionnel, économique, social…Ensuite, il importerait également de valoriser le climat de réconciliation qui a relativement assagi les effets de tension des années de plomb. Ces facteurs de haute importance ont, à coup sûr, balisé la voie de la nouvelle phase dont les retombées tardent, tout de même, à renforcer les exigences de la démocratie et de la justice sociale, sous toutes ses formes.

Il ne fait pas de doute alors que ce processus qui s’avère « nonchalant » en matière de développement et de démocratisation, n’est pas du tout de l’épreuve, puisque de tas de déficits restent encore à surmonter. Notre pays est mis à mal, en dépit de son énorme potentiel, à plus d’un titre. Son administration continue à entraver se conduire en dehors des dispositions en vigueur, à travers des pratiques corruptives et dépravées. La répartition équitable des ressources demeure encore un objectif inaccessible, du moment que la disparité entre nantis et miséreux ne cesse de s’accroître. L’impunité se poursuit dans l’arène de la fraude et de l’accaparement des richesses…

Il est donc bien évident que notre pays s’est frayé résolument l’accès à l’expansion multiforme, en se positionnant dans la lignée des nations mises aux abords de ces défis universels. Il le fait savoir, sans ambages, dans sa volonté effective de la mise en marche des grands chantiers. Depuis déjà un certain temps, les infrastructures de base ne cessent de jalonner son territoire, au point de devancer, en si peu de temps, les pays pionniers dans ce sens. Cette stratégie de consolidation des grands travaux, notamment le réseau routier, autoroutier, portuaire, aéroportuaire, énergétique, ainsi que la planification des secteurs vitaux tels l’agriculture, le tourisme, l’industrie, la pêche…est en passe d’impulser cette nouvelle dynamique, bien que les effets directs sur les populations ne sont pas encore tangibles.

Les répercussions de cet engagement salutaire sur la vie du citoyens met beaucoup de temps à se manifester, à cause des contre-performances notoires, notamment dans l’éducation et la formation, la santé, l’emploi, la culture, les loisirs…Le retard criard accusé dans les politiques publiques ayant trait à l’élément humain et territorial, plus particulièrement dans les milieux ruraux et les périurbains, constitue un indicateur désolant de sous-développement qui tire vers le bas. Le défi suivant focalisé sur ces tares, s’avère impératif pour prétendre à un modèle de développement complet, durable et performant.

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