Dialogue social tripartite: El Othmani veut un accord avant le 1er mai 2018

La cadence des réunions tripartites gouvernement, syndicats et patronat devrait s’accélérer durant les deux mois à venir. Le nouveau round du dialogue social entamé, lundi 5 mars,est censé permettre de dépasser les divergences actuelles pour aboutir, dans les meilleurs délais, à un accord de trois ans.

Pour cela, trois commissions se chargeront dorénavant d’activer les négociations dans le secteur privé, public en vue de l’amélioration du revenu.

Le chef du gouvernement se dit prêt à mener à bien un dialogue social tripartite avec un programme de travail préalablement établi et une ambition de conclure un accord avant le 1er mai 2018. El Othmani aspire, indique un communiqué de la primature, «à consolider et renforcer le rôle des syndicats pour être en mesure d’aborder les revendications sociales et représenter et encadrer les travailleurs».

Il a d’ailleurs proposé de mettre en place une commission préparatoire comprenant des représentants des différentes composantes sociales, économiques et des secteurs gouvernementaux concernés pour mettre en place les plans de travail.

L’approche du travail engagée par le chef du gouvernement n’est pas vraiment appréciée par tous les syndicats. De l’avis de Kebbaj Belarbi, de l’UGTM, le dialogue social devrait normalement être tripartite ce qui n’a pas été le cas regrette-t-il avant de poursuivre que El Othmani a opté pour des réunions unilatérale avec chaque centrale syndicale à part et non avec l’ensemble des organisations syndicales  et les représentants de  la CGEM.

Kebbaj écarte toute possibilité de parvenir à la signature d’un nouvel accord tripartite avant le 1er mai 2018. Il rappelle que les quatre centrales syndicales ont présenté un mémorandum commun de revendications et qu’il aurait été plus judicieux de se réunir avec l’ensemble des partenaires sociaux en même temps pour gagner du temps et répondre favorablement à certaines doléances sociales. Notre interlocuteur, estime que la mise en place  de commissions de travail a montré ses limites dans le passé malgré leurs bonnes  résolutions  qui n’ont d’ailleurs jamais vu le jour.

Par Fairouz El Mouden

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