Dictée du Maroc met à l’épreuve les amoureux de la langue de Molière

«Pusillanimes», «acquit de conscience», «cacatoès», «pince-sans-rire». Voilà quelques pièges orthographiques auxquels ont été confrontés, samedi 25 mars dernier, les 300 finalistes de Dictée du Maroc organisée par l’Union des Conseils de Parents d’Elèves des écoles AEFE au Maroc (UCPE), en partenariat avec l’Ambassade de France au Maroc et le ministère de l’Education nationale.

A l’issue de la finale de cette compétition nationale qui s’est déroulée au Lycée Lyautey de Casablanca, 16 candidats ont été récompensés dans quatre catégories : minimes, cadets, juniors et séniors, pour leur maitrise de la langue de Molière.

Une fois de plus, cette année, Jean-Pierre Colignon, partenaire de Dictée du Maroc depuis son lancement et auteur des textes de dictée du concours national, a concocté un texte épousant le contexte et la culture marocains et truffé de pièges, d’accords, nécessitant concentration, bon sens, grande écoute active et réflexion. L’académicien et ancien correcteur du Journal Le Monde a mis à rude épreuve les 300 amoureux de la langue de Molière dans les catégories : minimes, cadets, juniors et séniors.

Plusieurs candidats des établissements de différentes villes se sont distingués. Suite aux délibérations, le premier prix de la catégorie minime a été décerné à Bekata Rhita, une élève de Casablanca. Les prix dans les catégories «cadet» et «junior» ont été attribués respectivement aux élèves Faroudy Rim et Azzelzou Rihab issus de deux établissements de Rabat. Dans la catégorie «Sénior», c’est Cherkaoui Selma qui s’est distinguée en remportant le premier prix. Par ailleurs, le jury a décerné le «prix spécial jury» aux meilleures copies des candidats issus des écoles publiques dans les 3 catégories «minime», «cadet» et «junior». Ces prix ont été remportés par des élèves d’Ifrane, d’Oujda.

Plus de 3700 candidats présélectionnés

Depuis 2005, Dictée du Maroc se donne pour ambition non seulement de réunir les candidats des différents établissements du Royaume, mais surtout de permettre aux candidats d’évaluer leur niveau de français et parallèlement, de sensibiliser les jeunes Marocains à l’importance des langues. Cette année, le concours national d’orthographe a concerné une dizaine de villes, notamment Casablanca, Mohammedia, Rabat, El Jadida, Marrakech, Ifrane, Taourirt, Oujda, Tanger, Fès, Meknès. Nouveauté lors de cette 13e édition, des élèves de l’Ecole Américaine ont participé au concours, aux côtés des candidats des établissements publics, privés, de la Mission, confie une responsable de l’UCPE.

En effet, chaque année, les organisateurs avisent les établissements qui se chargent de présélectionner les candidats, avant la demi-finale. Celle-ci se déroule dans différentes régions, au même moment, avec les mêmes textes, précise-t-on auprès de l’UCPE. Une fois connus, les finalistes des différentes régions sont pris en charge lors de leur séjour à Casablanca (transport, leurs nuitées d’hôtels) où a lieu la finale nationale. Pour cette 13e édition, ce sont 3700 candidats : élèves, professionnels, adultes amateurs et amoureux de dictées, qui ont été présélectionnés pour la demi-finale qui s’est déroulée le 11 mars dernier dans différentes villes du Royaume. Seuls 300 ont validé leurs tickets pour la finale à l’issue de cette première étape.

Danielle Engolo

Jean-Pierre Colignon

Jean-Pierre Colignon est un praticien de la langue française. Il a été le plus jeune correcteur de France, avant de devenir pendant des années, chef du service de la Correction du Journal Le Monde. Il a par ailleurs été rédacteur attaché à la direction générale des rédactions et responsable de la qualité linguistique des journaux du groupe.

Praticien   de   la   langue   française,   Jean-Pierre   Colignon   a   été   le   plus   jeune correcteur de France, avant de devenir, pour plusieurs lustres, chef du service de la correction du journal  le Monde, puis rédacteur rattaché à la direction générale des rédactions et responsable de la qualité linguistique des journaux du groupe.

Par   ailleurs,   il   est   enseignant,   moniteur,   formateur   au   sein   des   principales écoles de journalisme et de correction, et au sein de médias et d’entreprises, pour le Sénat et l’Assemblée nationale…

Il est l’auteur ou coauteur de plus de 50 ouvrages, qui,   en grande majorité, portent  sur la  langue  française  en  tous   ses  états,  mais   aussi  de   recueils  de  jeux, d’ouvrages d’humour, d’anecdotes historiques, etc.

Membre du jury national des Dicos d’or  de Bernard Pivot pendant toute la durée de ce jeu-concours, il est lui-même « Monsieur Dictée », pour avoir écrit et animé,   à   ce   jour,  plus   de…   280   textes   pour   des   villes,   des   Salons   du   livre,   des associations… et pour tout le Maroc ! Une sélection de ces dictées va paraître, en plusieurs recueils.

Jean-Pierre   Colignon,   enfin,   est   impliqué   dans   les   activités   de   nombreux organismes et  associations œuvrant pour  la défense et  la  promotion de  la langue française, de l’instruction et de la culture.

Administrateur   de   l’association   Défense   de   la   langue   française,   il   est   par ailleurs membre d’honneur de l’Académie de Bretagne et des Pays de la Loire.Il est enseignant, moniteur, formateur au sein des principales écoles de journalisme et de correction, et au sein de médias et d’entreprises, pour le Sénat et l’Assemblée nationale…

Il a été membre du jury des Dicos d’or de Bernard Pivot pendant toute la durée de ce jeu-concours, il est lui-même «Monsieur Dictée», pour avoir écrit et animé, à ce jour, plus de… 280 textes pour des villes, des Salons du livre, des associations… et pour tout le Maroc ! Une sélection de ces dictées va paraître, en plusieurs recueils.

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