Dynamique économique, dynamique royale

Le peuple marocain célèbre, ce mardi, le 20e anniversaire de l’intronisation du roi Mohammed VI. Ce règne a permis la réalisation de nombreux chantiers stratégiques, dont des projets économiques ont changé la face du Maroc à plusieurs niveaux.

En effet, le Roi Mohammed VI a veillé, depuis son intronisation, à instaurer une meilleure gouvernance des affaires publiques. Le Conseil économique et social (CESE), créé en 1992, a vu ses attributions renforcées et la nouvelle Constitution a consolidé ses compétences en y incluant notamment le secteur environnemental. L’Institut du Médiateur, l’Instance de prévention de la corruption, le Conseil de la concurrence et autres établissements ont vu le jour pour améliorer cette gouvernance, assurer la transparence et instaurer la concurrence loyale.

Ainsi, depuis deux décennies, le Maroc, inspirée des Hautes orientations royales, a travaillé sur la mis en œuvre des audacieuses réformes économiques autour desquelles un certain nombre de stratégies sectorielles ont été mises en place, les investissements considérables dans les infrastructures ont été initiées, dans l’objectif de favoriser l’insertion du Maroc dans le monde économique.

Infrastructures: le Maroc n°1 en Afrique

D’ailleurs, le Maroc a accéléré la construction de ports, de réseaux routiers et autoroutiers et de structures ferroviaires confirmant ainsi ses ambitions en matière de compétitivité logistique. En effet, le Maroc s’est doté du plus grand complexe portuaire d’Afrique, Tanger Med. Ce dernier est non seulement le plus grand du genre en Afrique et en Méditerranée, mais aussi une porte d’entrée vers l’Europe et une plate-forme d’exportation mondiale assurant des connexions maritimes directes vers 186 ports et 77 pays.

Grâce à cette gigantesque infrastructure, le Royaume est devenu un acteur portuaire et industriel de premier plan en Afrique et en Méditerranée, renforçant ainsi son rôle central en tant que partenaire actif en matière de commerce international et bien intégré dans l’économie mondiale. De plus, avec plus de 2.200 km de lignes reliant les principales villes marocaines, le réseau ferroviaire du Royaume est aujourd’hui l’un des plus modernes d’Afrique. Aussi, le Maroc est le premier pays d’Afrique à se doter, en novembre 2018, du train à grande vitesse (TGV) reliant les villes de Tanger et Casablanca en 2h10 au lieu de presque 5 heures sur un train normal.

Le réseau routier marocain gagne également de plus en plus en densité totalisant une longueur de plus de 57 000 km, dont 43.000 km revêtus (76%) et 14 000 km aménagés ou à l’état de pistes (26%). Les autoroutes, pour leur part, sont étendues sur 1 800 km et jouent un rôle clé dans le développement du pays, faisant que 60% de la population est directement reliée à ce réseau et 85% réside à moins d’une heure d’une autoroute. De même, toutes les villes de plus de 400 000 habitants sont rattachées au réseau autoroutier et de nouveaux tronçons sont régulièrement mis en service par la Société nationale des autoroutes du Maroc (ADM).

Au niveau rural, le Maroc a veillé sur le développement des zones montagneuses dans le cadre du Programme de réduction des disparités spatiales et sociales 2017-2023, lancé par le Roi Mohammed VI dans le discours du Trône de 2015.Ce programme a réalisé d’importants objectifs dont l’entretien et l’asphaltage de 4900 km de routes rurales, ce qui s’est traduit par le désenclavement de milliers de villages dans différentes régions du Royaume, soit 41% des objectifs du programme.

Le partenariat gagnant-gagnant

Sur le plan international, le Maroc a adopté une nouvelle politique de repositionnement pour consolider une relation forte avec l’Europe, le continent de voisinage avec lequel le Royaume a des relations stratégiques, mais aussi avec l’Afrique, le continent d’appartenance, avec la réintégration de l’Union africaine. Ainsi et grâce à une coopération bilatérale de plus en plus forte et dense avec nombre de pays africains, le Maroc est devenu le premier pays africain investisseur en Afrique de l’Ouest et le deuxième dans toute l’Afrique.

A travers les multiples missions notamment au Sénégal, en Côte d’Ivoire, au Gabon, au Cameroun, en Guinée et partout ailleurs, les opérateurs marocains ont pu contribuer à l’accélération de la croissance pour une meilleure intégration africaine et à la consécration de l’objectif ‘’Made in Africa’’ qui contribuera, sans nul doute, à la stabilisation de l’Afrique et à l’amélioration de son positionnement dans la chaine de valeur mondiale. Notons que le flux des investissements étrangers directs a atteint 3,3 milliards dollars en 2018, soit une augmentation de 28,6%, en particulier dans les secteurs de l’automobile, de l’aéronautique et des énergies renouvelables.

Un hub pour les métiers mondiaux

D’ailleurs, le Maroc a connu grand dans  le secteur des énergies renouvelables. Ne disposant pas de ressources pétrolières, le Royaume a réussi à gagner le pari de tirer le meilleur parti de ses atouts en la matière notamment 300 jours d’ensoleillement par an, une vitesse de vent de 9 mètres par seconde dans les zones côtières, ressources hydriques importantes.

En effet, l’adoption par le Royaume lors de la dernière décennie, d’une politique volontariste et ambitieuse dans ce domaine à travers le lancement, en 2009, sur décision du  Roi Mohamed VI, du Programme solaire marocain, a permis au Maroc a réussi à devenir l’un des pionniers en la matière, avec la construction de l’une des plus grandes centrales solaires au monde et du plus grand parc éolien en Afrique notamment le Complexe solaire Noor Ouarzazate et le Parc éolien de Tarfaya.

Aussi, le Maroc est désormais une plateforme majeure d’approvisionnement des usines européennes de construction des voitures, après avoir réussi à mettre sur pied un écosystème de plus de 200 équipementiers, axé sur les usines Renault à Tanger et de Peugeot à Kénitra. Grâce à la clairvoyance du Roi Mohammed VI, le Royaume revendique aujourd’hui sa place en tant que centre de construction des voitures, lequel secteur est devenu un véritable levier de développement, à la faveur des résultats réalisés et de l’élan dynamique actuel. Le secteur automobile est, en effet depuis le 1er trimestre de 2019, le premier secteur d’exportation avec une capacité de 700.000 véhicules par an (qui sera bientôt porté à un million de véhicules), un chiffre d’affaires à l’export d’environ 100 milliards de DH, un taux d’intégration de 65% et la création de plus de 90.000 emplois. Les résultats atteints permettent de relever les objectifs encore plus hauts par rapport au plan d’accélération industrielle pour atteindre, en 2025, un chiffre d’affaires à l’export de 200 milliards de DH.

Le Maroc est également plus que jamais visible sur la carte de l’aéronautique mondial. En 20 ans, le Royaume est passé de 3 à 140 entreprises. Celles qui étaient venues pour installer un site de 300 ou 400 salariés ont doublé voire multiplié leurs investissements. C’est le cas notamment de Safran qui en est aujourd’hui à plus de 4.500 personnes, avec un chiffre d’affaires qui tourne autour de 500 millions de DH. e Maroc compte six écosystèmes aéronautiques (câblage, assemblage, ingénierie, maintenance, moteurs et matériaux composites) pour gagner en performance et en attractivité aux yeux des investisseurs étrangers et des donneurs d’ordre. L’écosystème Boeing a également été lancé cette année. Il vise l’implantation de 120 nouveaux fournisseurs d’ici 2020 avec à la clé la création de 8.700 emplois et un chiffre d’affaires annuel supplémentaire à l’export de 1 milliard de dollars.

Enfin, le Maroc affiche une détermination admirable pour faire avancer davantage son intégration économique sous le signe du leadership tout en tissant des liens avec les différents pays des quatre coins du monde.

Kaoutar Khennach

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