Hammouni: Justice pour des milliers de familles privées de tout soutien financier

Le PPS au Parlement

M’Barek Tafsi

Des centaines de milliers de familles dans le besoin ayant perdu toute source de revenu et de subsistance sont privées du soutien financier direct dans les périphéries des villes, les quartiers populaires et en milieu rural où elles sont doublement affectées par la pandémie et la sécheresse, a affirmé Rachid Hammouni, membre du Groupement parlementaire du progrès et du socialisme (GPPS : PPS) à la Chambre des représentants.

Ce sont des veuves, des petits agriculteurs, des artisans, des chauffeurs de taxi, des propriétaires de cafés et de restaurants fermés dans plusieurs provinces comme Boulemane, Taounate, Azilal, Essauira, Sidi Kacem, Khémisset, Settat et ailleurs, à qui il faut rendre justice, a-t-il insisté.

Intervenant au nom de son groupement parlementaire lors de la séance plénière, consacrée mercredi 20 mai à la discussion de l’exposé du chef de gouvernement, présenté lundi dernier, le député en a profité pour appeler à des mesures urgentes au profit du monde rural pour assurer à toutes les régions du pays de l’eau potable et de l’eau d’irrigation.

Après-avoir salué les mesures prises par le gouvernement sur Hautes Instructions royales pour faire face à la pandémie du Covid-19 et l’engagement du gouvernement d’associer les partis politiques à la discussion du projet de loi de finances rectificative et d’ouvrir un débat avec les partis politiques et les syndicats au sujet de la situation économique et sociale, il a fait savoir que l’on aspire au PPS à ce que ce dialogue ne soit pas formel destiné à la consommation médiatique, mais un dialogue productif de vues et de visions au sujet des priorités, des politiques et des programmes publics d’urgence.

Il a également estimé nécessaire d’associer les partenaires sociaux et les partis politiques au débat au sujet des mesures à prendre pour réussir une sortie progressive et assurée du confinement en cours dans le but de renforcer la confiance des Marocains dans les institutions du pays.

Evoquant le cas des Ramedistes, il a souligné qu’ils doivent tous bénéficier du soutien financier prévu, car ils font tous partie de la classe en état de précarité et de pauvreté. Pour ce qui est des non ramedistes, il importe d’étudier cas par cas, sachant qu’ils doivent tous bénéficier du Ramed.

Le député a par ailleurs fait savoir que la confusion qui règne au sein du gouvernement a un effet hautement négatif sur l’opinion publique, appelant à cesser ces tiraillements qui empêchent la restauration de la confiance des citoyens dans les institutions du pays.

Il s’est interrogé aussi sur le fait que l’on assiste à une sorte de gouvernement parallèle à travers le comité de veille, ajoutant que les médias publics ne jouent pas comme il se doit leur rôle en refusant de parrainer le débat politique et public au sujet des questions décisives en cette période cruciale.

Il a également reproché au chef du gouvernement d’avoir omis d’aborder dans son exposé le cas des Marocains encore bloqués à l’étranger.

Evoquant les perspectives d’avenir durant la période de déconfinement dans le pays, le député Rachid Hammouni a souligné que le Maroc post-corona a besoin plus que jamais de démocratie et de justice sociale et spatiale mais également de droits humains à promouvoir et de lutte contre la rente et le monopole à intensifier. Il est tenu aussi de développer la recherche scientifique, d’encourager l’industrie nationale et d’œuvrer pour réaliser la couverture sociale universelle dans le cadre d’un Etat social providentiel.

C’est en agissant de la sorte, que le pays saura relever le défi du déconfinement sanitaire progressif tout en apprenant à vivre en permanence avec le coronavirus et en reprenant les activités économiques dans le respect des règles de prévention convenues.

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