Le Caïd d’Imouzzer fait des siennes!

Au moment où on croyait que l’Autorité a dépassé certaines pratiques révolues dans le parcours de la construction démocratique de notre pays, le Caïd d’Imouzzer en semble nostalgique, à plus d’un titre. Il prend le PPS pour cible afin de fausser cette valeur démocratique, en pleine construction.

Sans nul scrupule, il se payait froidement le luxe de priver le parti du Livre du droit de présenter son candidat aux élections partielles, catégorie agriculture, à la circonscription numéro 4 à la commune territoriale de Tiqui, relevant de la préfecture d’Agadir Ida Outanane.

Alors que la période de dépôt légal des candidatures au poste allait expirer, le Caïd ne trouvait mieux que de s’absenter durant toute la matinée du lundi 25 novembre, date limite de l’opération, à midi précis. Le candidat du PPS, en compagnie de deux membres de la section préfectorale étaient au siège de la Caïdat, depuis huit heures.

Le caïd, par contre, était aux abonnés absents, pendant quasiment toute cette matinée cruciale. A neuf heures, l’un des membres eut au bout du fil le Caïd pour lui signifier qu’il aurait besoin,en extrême urgence,d’une attestation administrative en vue de compléter le dossier de candidature. Cet appel était carrément jeté à la poubelle, puisque le Caïd qui avait prétendu se rendre à la hâte au siège de la Caïdat, a dû temporiser encore davantage, à l’approche de la pendule fatale.

Une heure plus tard, le secrétaire préfectoral lui téléphonait pour le prier d’aller sur les lieux, libérer cette urgence, mais le Caïd savourait le sadique plaisir de faire peiner ses interlocuteurs en détresse.

Il ne se présentait alors que vers 11h 53 mn à la Caïdat pour examiner le dossier et annonçait, tel un couperet sur le cou de ses vis-à-vis, à 12h 05 mn, que le temps du dépôt était expiré, à la grande déception du candidat et de ses compères.

Voilà donc le récit chronologique de ce comportement abominable  d’un agent de l’Autorité cynique qui faisait attendre ses victimes, pendant des heures pour leur refuser un dossier auquel il manquait un simple document relevant de son ressort.

Cette attitude dictée apparemment par la nature d’une autre candidature qui avait été, sans doute, parachutée dans la commune sans aucun lien originaire, s’avère insensée et condamnable. Elle augure d’un proche avenir, entaché de partialité et de complaisance à l’égard du parti traditionnellement implanté dans la région des Ida Outanane. On ne peut alors que tirer l’alarme de rejet énergique de ces manies attentatoires à l’équité et l’éthique dans un pays de Droit et d’Institutions.

Face à cet agissement ignoble du Caïd, le PPS se réserve le droit d’aller jusqu’au bout de ses actions que lui permettent les lois en vigueur pour dénoncer ces dépravations électorales qui se pointent à l’horizon, au vu de cet échantillon suranné du Caïd de la localité d’Imouzzer.

Saoudi El Amalki

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