Le KACM victime de ses dirigeants

Quels que soient les résultats des matches qui lui restent encore  à jouer après son duel contre l’AS FAR, lundi, le Kawkab Marrakech reste l’un des clubs les plus qualifiés pour faire ses adieux à la Division des Grands.

Fermant toujours et seul la marche au classement général de la Botola en D1, le KACM ne peut s’en prendre qu’à lui-même et notamment à ses dirigeants en mal d’inspiration. Car rien que pour cette année, l’équipe du Kawkab a connu pas moins de 4 entraineurs depuis le départ de Fouzi Jamal avec lequel elle a préparé la saison en passant par un certain Aziz Amri qui a été tout simplement viré juste après un mois de coaching.

Les dirigeants du club, ceux qui restent encore et ceux ayant été contraints de jeter l’éponge ont essayé de sauver le club à maintes reprises mais en se contentant de tenir plusieurs réunions urgentes sans aucun résultat escompté.  Ça n’a pas du tout marché donc pour un club qui ne mérite vraiment pas un tel sort, non seulement lors de cette saison mais depuis son retour en Division 1 tout au long des récentes saisons où il n’a joué aucun rôle à la Botola. Au contraire, le KACM était souvent contraint de batailler dur et jusqu’aux ultimes matches de la saison pour sauver le maintien en D1.

Le mal ne réside guère dans le département du coaching ni dans les effectifs de joueurs ayant formé l’ossature de l’une des plus belles formations de notre Botola. Disons-le franchement, la faute  incombe aux dirigeants qui changent d’entraineurs comme ils changent de chemises. Ils ont commencé par remercier le coach avec lequel le KACM avait réalisé le récent retour en D1 qui n’est autre que le fils du club, Hicham Dmii. Ce dernier avait pourtant installé une certaine discipline et une certaine rigueur tactico-technique au sein du KACM qui gagnait la majorité de ses matches même difficilement. Les dirigeants qui agissaient comme des «Oulemas» du football ont jugé alors de le virer prétextant que l’équipe gagne mais sans convaincre. Depuis lors, aucun entraineur n’a réussi dans sa mission jusqu’aujourd’hui où le KACM se trouve au bout du gouffre.

Et dire que les fameux décideurs du football marrakechi qui n’arrivent toujours pas à reconnaitre leurs erreurs et qui ne veulent plus faire des comptes avant de partir, essayent encore une fois de recourir à la fuite en avant en parlant d’une éventuelle offre d’achat par un investisseur français ou un établissement étranger pouvant sauver le club. Défendre ou protéger le club passe une seule chose, rendre les comptes et laisser la place aux hommes qu’il faut. Mais pas forcément le recours aux intrus qui n’ont rien à apporter de plus à nos clubs, surtout en ces moments précis de restructuration  et de transformation en sociétés privées… dans les normes.

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