Le modèle chinois !

Depuis 1978, bien avant l’effondrement de l’Union Soviétique et du mur de Berlin, symbole de protection des régimes du bloc de l’Est de l’Europe, la République Populaire de Chine avait eu peut-être, le mérite d’anticiper pour une mesure, baptisée à l’époque : «la politique de la réforme et de l’ouverture, aux spécificités chinoises de la nouvelle ère».

Sous l’Autorité du Parti Communiste Chinois, constitué en 1921 et qui s’apprête à conclure  son premier centenaire, le géant dragon est parvenu, en un laps de temps, à incruster sa révolution culturelle, sur le socle du piédestal de fondements dont les répercussions positives s’illustrent aussi bien sur son vaste territoire que sur ses diverses minorités ethniques (plus de 56 communautés nationalistes).

Aujourd’hui, le modèle socialiste que prône ce phénomène de l’Orient, suite aux profondes mutations du monde, marquées parla mainmise unilatérale de l’Occident, confirme l’adaptabilité et la flexibilité de la doctrine marxiste, au service de l’humanité, en dépit de l’échec de certaines expériences pratiques. En revanche, on reprocherait, sans doute, le “déverrouillage abusif “ de la Chine pour “intégrer” l’économie de marché, menant à la “capitalisation” de l’ossature  systémique de l’Etat. Cependant, la progression évolutive de la théorie déclinée se meut, en parfaite synchronie avec les caractéristiques humaines et spatiales en présence. La forte démographie de l’empire chinois qui dépasse un  millard trois cent millions individus, ne constitue aucunement un handicap pour l’expansion. Bien au contraire, tout le génie chinois repose  justement, sur l’élément humain, source intarissable de sa puissance et de son épanouissement.

Il faut bien dire que la formation des ressources humaines, leur éducation et leur intégration totale dans les multiples enchevêtrements de la vie active, autour des valeurs de la discipline et de l’intransigeance sur les principes, permettent un tel choix, basé sur la condition humaine. Il importe également d’avancer que l’éclosion chinoise s’est articulée,  en plus du facteur humain de base, autour des exigences de la gouvernance saine et démocratique de l’appareil de gestion, le renforcement des leviers de l’économie et l’assouvissement des attentes sociales des populations.

Ceci dit, faut-il s‘abreuver de l’étendue humaniste du Socialisme pour prétendre aspirer au progrès multiforme? En fait, dans une nation émergente comme la nôtre, en voie de construction de son nouveau modèle de développement, il est plutôt judicieux de s’inspirer de la flamme chinoise, dans ses aspects axés sur l’Homme, l’Espace et la Justice. C’est ce qu’on appelle d’ailleurs dans certaines théories socialistes elles-mêmes, « la révolution nationale démocratique », où l’exploitation et la dépravation sont farouchement combattues. Le Socialisme proprement dit, on en parlera, peut-être, plus tard…

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