Le PPS au Parlement

La loi-cadre sur l’enseignement adoptée

Le PPS soutient le projet pour la réhabilitation de l’école publique

La Chambre des représentants a adopté, lundi 22 juillet en plénière, le projet de loi-cadre N°51.17 relatif au système de l’Education, de l’enseignement, de la formation et de la recherche scientifique.

Le texte a été validé à la majorité des voix. Au total, le projet a recueilli 241 voix pour, 4 contre (2 du PJD et 2 de la  Fédération de la gauche démocratique) et 21 abstentions (Istiqlal).

Pour les articles 2 et 31, les deux points de discorde, concernant l’alternance linguistique, ils ont été votés par 144 députés (pour), contre 2 défavorables et 116 abstentions (PJD et PI).

Présentant le projet, le ministre de l’Education nationale, Said Amzazi a indiqué que l’importance du texte tient au fait qu’il s’agit de la première loi-cadre du genre régissant le système d’enseignement dans le pays. C’est «un cadre de référence qui s’imposera à tous», a-t-il ajouté.

Explicitant la position du Parti du progrès et du socialisme et des  membres du Groupement parlementaire du progrès et du socialisme à la Chambre des représentants, le député Karimi Jamal Benchekroun a souligné «l’extrême importance» du texte dont la mise en œuvre devra ouvrir la voie pour aller vers «une véritable réforme profonde» de ce secteur «structurant».

La mise en oeuvre d’un tel texte devra permettre de sortir du «cercle vicieux des réformes et de la réforme des réformes» du système d’enseignement qui se sont traduites par des grandes pertes de temps, d’énergie et de moyens financiers, a-t-il expliqué.

La réforme à laquelle on aspire au PPS devra «réhabiliter l’école publique» et «consolider ses piliers à travers un enseignement équilibré, gratuit, de qualité et inclusif de toutes les couches sociales», a-t-il dit.

Cette action devra également permettre de combattre «la tendance  mercantile» du secteur privé de l’enseignement, qui a profité du recul du rôle de l’école publique pour imposer aux familles nombreuses désireuses de faire bénéficier leurs enfants d’une éducation de qualité des tarifs exorbitants.

C’est à travers un enseignement de qualité, productif et performant que le pays saura faire face à tous les défis pour lutter contre la pauvreté, le sous développement et l’analphabétisme, selon le député. Partant de ce qui précède et de son référentiel intellectuel et identitaire et de ses principes, le PPS s’est impliqué fortement dans l’élaboration et l’aboutissement de ce projet de texte de loi-cadre, sachant que la réussite de tout projet de développement dans le pays est tributaire en dernier ressort de la réussite de la réforme de son système d’enseignement, a-t-il expliqué.

Et il n’y aura ni démocratie, ni développement sans enseignement à la hauteur. Et c’est là le meilleur moyen de parvenir à doter le pays d’un nouveau modèle de développement plus performant et plus juste, a-t-il martelé, notant que c’est pour toutes ces raisons et autres que les députés du PPS se joignent à la majorité des membres de la Chambre des représentants pour voter pour l’adoption de la loi cadre 51.17.

M’Barek Tafsi

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Barassat salue le projet de création d’une chaine parlementaire

La députée Fatima Zahra Barassat a salué, vendredi 26 juillet, au nom du Groupement parlementaire du progrès et du socialisme, l’adoption par la Chambre des représentants d’une proposition de loi portant création d’une chaîne parlementaire, qui oeuvrera pour faire connaitre en continu à l’opinion publique le travail des élus et «changer par la même l’image stéréotypée que les citoyennes et citoyens se font de l’institution parlementaire».

La proposition de loi a été déposée par les groupes et le groupement de la Majorité. La réalisation de ce projet devra offrir à l’institution parlementaire l’occasion de s’ouvrir sur l’opinion publique et contribuer par la même au renforcement de l’édifice démocratique et parlementaire en permettant à tous ceux qui le désirent d’accéder en temps réel à l’information. Il est en effet du droit des électeurs de prendre connaissance du rendement de leurs élus pour pouvoir leur demander de leur rendre compte de leurs engagements et promesses faits lors des campagnes électorales, a-t-elle fait savoir.

Cet acquis de taille devra également permettre aux élus de la nation de déployer davantage d’efforts pour améliorer le rendement de l’institution parlementaire non seulement au niveau législatif, mais également au sein des commissions et des actions visant le  contrôle du travail du gouvernement et de l’évaluation des politiques publiques.

Ce qui devra contribuer in fine au renforcement de la démocratie représentative en général et porter en permanence à la connaissance du public les dernières nouvelles sur le travail législatif de l’institution parlementaire, selon elle.

MT

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Husseini: le chantier de la régionalisation avancée requiert de l’engagement

L’expérience de la régionalisation avancée en cours au Maroc ne doit pas être réduite à l’arsenal juridique qu’elle requiert. Elle doit offrir l’occasion de réaffirmer à chaque fois le fort engagement volontariste et rénové dont on a besoin pour mener à son terme le projet, selon le député Lahbib Husseini du Groupement parlementaire du progrès et du socialisme à la chambre des représentants.

Intervenant lors de la séance des questions orales du lundi 22 juillet,  adressées au chef du gouvernement, le député a indiqué que le chantier requiert lors de sa phase de construction des réformes radicales à mener et des mesures courageuses à prendre pour procéder à une véritable restructuration des services régionaux de l’Etat pour les grouper dans de grands pôles régionaux: pôle social, pôle des investissements, de l’emploi et du développement économique, pôle de l’éducation et de la formation, pôle de la culture et du patrimoine et bien d’autres pôles.

Evoquant la question des plans régionaux de développement, qui tardent à être adoptés, il a souligné la nécessité d’opter en cette phase de construction pour des projets de développement qui ont une valeur ajoutée, de définir la part devant être prise en charge par la Région tout en oeuvrant pour la mobilisation des ressources financières requises pour l’exécution des projets.

Au niveau administratif, il importe d’activer la mise en œuvre du processus de déconcentration, de créer un climat sain pour améliorer l’aspect inclusif et la convergence des politiques publiques, de promouvoir les conditions de la bonne pratique de la démocratie participative, tout en tenant compte du rôle des institutions élues auxquelles il convient d’accorder un rôle important pour qu’elles assument pleinement leurs responsabilités, de renforcer les ressources financières des Régions, de promouvoir le développement social et d’œuvrer pour réduire les disparités spatiales.

M’Barek Tafsi

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