Le stress hydrique persiste dans le Souss

On reviendra encore une fois, sur le stress hydrique qui préoccupe davantage la région Souss Massa, en ces temps de crise virale. A un rythme régulier, la commission régionale de l’eau vient de tenir une réunion destinée à mettre le point sur le dispositif de gestion des ressources d’eau potable et d’irrigation.

Sous la présidence du Wali de la région, cette rencontre à laquelle prenaient part nombre d’intervenants de ce secteur névralgique, en particulier le directeur de l’agence du bassin hydraulique de Souss Massa, le président de la chambre régionale d’agriculture, était, en fait, complètement consacrée à l’échange de vérité sur la problématique critique de cette denrée dont souffre toute la région, depuis déjà une éternité.

Les trois ans successifs de pénurie de précipitation ont suffi pour sécher les barrages et essorer la nappe phréatique, jetant ainsi les populations dans une disette asphyxiante, aussi bien des citoyens pris par la soif ardue que les agriculteurs en quête de  pluie qui ne vient pas. Il faut bien dire que cet état hydrique n’a jamais été aussi dramatique et secoué fortement les décideurs régionaux à s’y mettre pour de bon, en vue de résorber la  cruauté d’une crise empirique, par le biais de mesures concrètes.

Les huit barrages qui ont toujours alimenté la région, ont rudement accusé le coup, notamment Abdelmoumen se trouvant quasiment à sec. Intervenant à ce propos, le Ditecteur de l’agence du bassin hydraulique de Souss Massa, n’a pas manqué de mettre l’accent sur l’acuité de cette situation inquiétante, tout en faisant savoir, toutefois, que 7,5 millions de mètres cubes, dont 5,5 millions de m3 ont été enregistrés au niveau du barrage d’Aoulouz.

Pour sa part, le président de la chambre régionale d’agriculture n’a pas hésité, non plus, à faire part de l’énormité de la problématique, tout en saluant, à cet égard, l’effort louable déployé par les divers membres de la commission régionale d’eau pour juguler ce fléau qui guette la région en souffrance.

Par ailleurs, il appelle à consacrer un million de m3 d’eau pour l’irrigation en direction du périmètre agricole de Sebt El Guerdane. Il convient de reconnaître que la synergie qui anime les intervenants de cette question épineuse, dénote en effet, de réelle volonté de surmonter cette épreuve, par le biais de concertation profonde, mais aussi de prise de décisions pertinentes pour ce faire.

Il va sans dire que les solutions existent à  cet effet, en attendant l’achèvement attendu de la construction de la station de dessalement d’eau de mer.

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