L’hôpital public: quand la gratitude fait défaut

L’hôpital est à la fois le lieu où l’on donne la vie, mais aussi là où des patients en fin de vie  meurent, notamment au niveau des services de soins intensifs. De ce fait, l’hôpital est un lieu où se mêlent espoir et désespoir,  joie, tristesse, désespoir, larmes, satisfaction, mais aussi la rage. C’est un lieu que certains apprécient et d’autres, non.

Quoiqu’il en soit, l’hôpital public, celui ouvert à toutes et à tous, est très sollicité. Les flux de patients sont incessants. Tous veulent être pris en charge immédiatement. Tous désirent des soins, des radios, des examens et des consultations sans avoir à attendre. Face aux exigences des patients et de leurs familles, l’hôpital se retrouve souvent dans des situations peu envieuses. On le critique, le malmène, le dénigre et l’accuse de tous les maux.

Aujourd’hui, on constate que l’hôpital est à l’aube d’une évolution importante. Les soins y sont devenus plus rapides et moins douloureux. L’humanisation a gagné du terrain, les services logistiques (entretien, hôtellerie…) ont acquis plus d’efficacité. C’est une réalité que nous pouvons tous attester au niveau de certains hôpitaux à Casablanca, comme l’hôpital Bouafi, l’Hôpital du 20 août, Ibn Rochd, Hôpital d’enfants…Ces hôpitaux sont aujourd’hui synonymes de lieu de vie, d’espaces verts… Des malades condamnés hier sont aujourd’hui réinsérés. C’est le cas de nombreux cancers que la médecine parvient à guérir. Des vies sont prolongées et ce, dans de meilleures conditions. Il en est de même pour la souffrance et la dépendance qui reculent chaque jour un peu plus. Toutefois, malgré les efforts consentis et la volonté affichée, ces hôpitaux ne pourront jamais fonctionner à la satisfaction de tous les citoyens.

L’hôpital n’est plus le lieu où il ne faut pas faire de bruits. Cette image relève désormais du passé. De nos jours, la violence n’épargne plus aucun lieu, aucun établissement (école – hôpital …). L’hôpital public sensé soigner, aider  et soulager est devenu également un lieu de violence, d’agressions. De graves actes de violence se sont multipliés dans les hôpitaux, à Rabat, Fès, Casablanca, mettant en lumière ce qui est devenu un phénomène préoccupant.

Si par le passé, on avait droit à des violences verbales, aujourd’hui, l’insécurité est telle qu’on est passé aux agressions physiques contre les professionnels de santé, médecins et infirmiers dans l’exercice de leurs fonctions. Aujourd’hui, cette violence est telle qu’elle impacte les conditions de travail du personnel des hôpitaux, une situation pour le moins préoccupante.

Le ministère de la Santé agit chaque fois qu’un professionnel de santé est agressé. Le ministre de la Santé,  Anass Doukkali en personne condamne fermement ces actes inadmissibles et apporte son soutien à l’ensemble des professionnels de santé (médecins – infirmiers – administratif..). Il suit de très près la tournure que prennent les choses et tient fermement à ce que les agresseurs et les coupables de ces violences soient condamnés conformément aux lois en vigueur. Le ministère ne ménage aucun effort pour défendre la dignité des fonctionnaires des services de santé, qui exercent un métier noble dans des conditions très difficiles jour et nuit au service des citoyens. Les citoyens doivent avoir plus de reconnaissance à l’adresse de  l’hôpital et du personnel de santé qui y travaille. Tous méritent nos remerciements et notre gratitude, chose qui manque souvent dans nos structures hospitalières.

Ouardirhi Abdelaziz

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