‘’The Swan Song’’ de Yazid El Kadiri… comme un chant poétique douloureux

DNES à Tanger Mohamed

‘’The Swan Song’’ est  l’intitulé du  court métrage du jeune réalisateur, Yazid El Kadiri. En effet,  le film  projeté, lundi 4 mars, dans le cadre de la compétition du court métrage de la 20e édition du FNFT ne manque pas de poésie. Déjà,  la première scène du film nous jette dans les ruelles étroites d’une ancienne médina marocaine.

Un  jeune homme portant un sac à dos, incarné par Oussama Bastaoui,  entre dans une auberge  où des jeunes se réunissaient pour jouer de la musique, danser et peindre. L’espace est  bien meublé de tableaux, mais aussi d’instruments musicaux. Le jeune y accède facilement là dedans. Au début,  il ne fait qu’observer les gens.

Que cache-t-il alors derrière son regard sombre, dans son comportement d’étranger ou encore dans son fameux sac ?  Peu de dialogue dans le film. Mais, en parallèle, le jeune réalisateur a recouru à la musique et à l’image qui ont été des personnages principaux dans le film. Toutefois, la musique comme la peinture  ont poétisé les scènes de ce court métrage. Le jeune homme y incarne le rôle d’un terroriste  portant une bombe dans ce sac. Il a choisi soigneusement ses victimes : des jeunes artistes. Mais avant de passer à  l’acte, il y commençait  à jouer sur une guitare. Le suspense était au rendez-vous.

Car, le réalisateur  nous a présentés ce personnage, un jeune, qui est à la quête de sa passion : la musique. Cette  dernière accompagne le film du début jusqu’à la fin. Ensuite,  la fête battait son plein dans l’auberge. Et tout le monde danse et célèbre la joie de la vie… le jeune  submerge dans l’ambiance. Soudain, il  court  pour récupérer son sac, sa  bombe.  Il essaie de le porter en dehors de la folle. Hélas, il était trop tard !  Un tableau peignant la dernière scène du film  a laissé un goût étrange dans la bouche. Une sensation et des questionnements.

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