Valse des entraineurs, maladie chronique de la Botola

La valse des entraineurs revient au galop alors que la saison vient à peine de commencer.

Si certains clubs ont vu juste de maintenir leurs entraineurs tels le Raja Casablanca avec  l’Espagnol Juan Carlos Garrido, le Difaâ El Jadida avec Abderrahim Taleb, le FUS Rabat avec Walid Regragui, la RS Berkane avec Mounir Jaaôuani… d’autres voient toujours autrement…L’Ittihad Tanger champion, et le Wydad Casablanca, vice-champion, sont les premiers à réagir. Les deux clubs qui n’ont pas encore  goûté à la saveur de la victoire de la Botola après sa 4e journée, croient bien faire de continuer à changer d’entraineurs comme en change de chemises.

 L’IRT a concédé 3 nuls en compagnie de son entraineur champion, Driss Mrabet et une défaite sous la houlette de son nouveau coach, le Tunisien Ahmed Ajlani.

Le WAC, lui, s’est incliné en ouverture de la saison en attendant de jouer ses matches en retard alors qu’il n’a pas pu défendre son titre en Ligue des Champions d’Afrique après une élimination plus ou moins attendue au Cap des quarts de finale. Ces contreperformances ont eu lieu en compagnie de son ancien directeur sportif, Abdelhadi Sektioui, qui a assuré l’intérim après le départ surprenant du coach tunisien Faouzi Benzarti. Avec son nouveau manager général, le Français Noël Tozi, le club des Rouges s’est difficilement racheté pour passer au 2e tour de la Coupe arabe grâce aux tirs de chance au détriment d’une modeste équipe d’Al Ahli Tripoli. Le WAC continuera la saison avec un autre Français, René Girard, venu juste après et qui est le 3e entraineur sollicité en moins de 3 mois. A qui le prochain tour… ?

L’AS FAR est également l’une des formations marocaines qui nous ont habitué à changer plus d’entraineurs à maintes reprises. L’équipe venait de commencer cette saison avec l’entraineur revenant, M’hamed Fakhir, mais qui ne fait plus l’unanimité des dirigeants militaires. Car le bilan est déjà décevant (élimination précoce en Coupe du Trône par l’IZK club de 2e division et 2 défaites au championnat). C’est très compliqué pour Fakhir qui a créé une scission au sein des dirigeants du club. Certains souhaitent que ce technicien surnommé le Général,  poursuive son aventure malgré les résultats mitigés, d’autres aimeraient le remplacer le plus rapidement possible. Pour le moment, Fakhir qui est averti par les militants, reste sur une chaise éjectable à moins que…

Par contre, certains entraineurs n’ont pas de problèmes pour l’instant à l’instar de Faouzi Jamal qui est venu au KACM en fin de la saison écoulée avec un objectif de le sauver de la relégation. Faouzi Jamal continue aujourd’hui dans l’espoir de faire mieux même si le club marakechi a subi l’élimination au départ des éliminatoires de la Coupe du Trône. Car au championnat, il est bien surtout que son équipe venait de réaliser sa 2e victoire après une défaite et nul pour se ranger provisoirement parmi les clubs du peloton de tête.

De son côté, Amine Benhachem a quitté l’OC Safi pour rejoindre l’OC Khouribga qui reste sur une mauvaise saison en bataillant dur pour garantir sa place en Division des grands ne terminant qu’à 6 longueurs de la 2e place relégable au classement général. Benhachen a atterri chez l’OCK  avec une grande partie du staff qui l’accompagnait au club safiot auteur d’une saison honorable. L’OCS, lui, est dirigé cette saison par Hicham Dmii qui avait déjà entrainé le club en 2016 avait de le quitter suite à une défaite en finale de la Coupe du Trône remportée par le MAS (2-1).

Idem pour le CR Al Hoceima qui est un autre club faisant du neuf avec du vieux. Le club rifain vient d’être repris en charge par son ancien coach, Juan Pedro Benali, qui a déjà dirigé la boite la saison dernière avant d’être remercié quelques mois seulement après son recrutement, en raison de problèmes financiers. Pedro Benali a remplacé son homologue,  Mimoun Ouaali, limogé après son mauvais départ cette saison en Coupe comme en championnat où il est bon dernier.

Ce sont là certains cas de clubs qui souffrent de leur mauvaise gouvernance et qui se cachent derrière les mauvaises performances de leurs entraineurs.

Car la valse d’entraineurs est devenue une mode de la Botola, une monnaie courante si ce n’est une maladie chronique dont souffre notre football national. A tel point qu’on a vécu, dans un passé proche, des situations plus graves avec des entraineurs ayant dirigé pas moins de 3 clubs en une seule saison. Ce que la Fédération a essayé de minimiser en validant une loi interdisant cette problématique qui est pour beaucoup dans la baisse du niveau technique de notre Botola dite professionnelle.

Que les clubs puissent s’y inspirer…

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