Vital

La santé publique est en effervescence. Son personnel manifeste alors que les établissements d’hospitalisation se créent ou se renouvellent, et ce à tous les niveaux. On entend des vertes et des pas mûres sur l’activité du secteur décrit et présenté à l’opinion nationale comme un mouroir beaucoup plus qu’un secteur public vivace où les soins sont prodigués pour prévenir et combattre la maladie à l’ensemble de la population, quelque soit son niveau social ou économique et quel que soit son âge. Il ne s’agit pas de mettre «un tamis» de satisfaction pour cacher «le soleil» des doléances mais de s’assurer de la réalité des acquis et d’envisager l’avenir avec détermination et enthousiasme.

Il suffit de se rendre sur le terrain pour se rendre compte de l’intensité des actions. La visite d’un hôpital régional situé dans une ville du centre du pays est plus qu’instructive. Il faut relever de prime abord ce va et vient quasi permanent des personnes qui souligne que la santé publique est un besoin de tous les instants.Les attentes sont manifestes et se matérialisent par ces longues files d’attente auprès de l’accueil. Les efforts sont patents pour améliorer ce premier contact où la gestion administrative, le triage et l’orientation des patients et de leur accompagnement s’effectuent dans la dignité et le respect de la souffrance. Cela n’empêche pas de suggérer encore plus d’attention et d’efficacité  au niveau de ce point focal où l’impression  et le préjugé devancent la qualité du service rendu.

On retrouve à l’intérieur de l’établissement hospitalier toutes les spécialités concernant aussi bien les investigations nécessaires au diagnostic, le bilan biologique que les soins. La fluidité dans les couloirs et les allées du bâtiment, le calme relatif et la sérénité des uns et des autres montre que le travail s’effectue. Les blouses blanches, toutes catégories confondues, répondent à l’attente autant qu’elles peuvent le faire. La souffrance et la maladie sont prises en charge aussi compliquées et stressantes soient-elles.

La reconnaissance et l’estime sont redevables à ces hommes et à ces femmes qui assurent le service public dans un domaine vital pour le bienêtre de la personne humaine.Leurs compétences et leurs sacrifices constituent une fierté car la très grande majorité de la population trouvent auprès d’eux l’aide nécessaire, la compassion et la qualité des gestes qui sauvent.

La modernisation des équipements nécessaires à la santé publique se réalise. La technologie est mise à contribution même si la robotique n’est pas encore à l’ordre du jour. Les techniques de l’informatique, de l’imagerie et de l’analyse biologique ne sont pas absentes et fonctionnent. On demandera encore plus et toujours plus. Autant le retard doit être comblé autant le service public de la santé doit être performant.

Pour cela, les moyens requis doivent être disponibles. Les moyens budgétaires doivent connaitre l’augmentation nécessaire et la répartition de l’effort doit répondre à la priorité de réduire les inégalités sociales et les disparités spatiales. La santé humaine, autant que l’éducation et la formation, constitue un investissement productif et non une charge budgétaire qu’il faudrait réduire. A chacun(e) de dépasser ses contingences politiques et ses approches idéologiques pour que le discours tribunitien nécessaire, revendicatif et dénonciateur des dysfonctionnements trouve aussi sa traduction dans la loi des finances. Il ne s’agit pas de défendre une quelconque boutique, fût-elle celle du Livre, mais de contribuer au développement humain de notre société. Cette augmentation budgétaire doit se faire, elle est nécessaire mais reste insuffisante.

Les ressources humaines constituent le point le plus urgent. Tout le monde le reconnaît. De la formation à la motivation et à la gestion des carrières, une nouvelle politique de redressement s’impose. Tous les partenaires doivent contribuer à l’assainissement des contentieux et à la mise en œuvre d’une démarche de qualité, de responsabilité et de reconnaissance dans ce domaine.

Sans corporatisme étroit ni dogmatisme, ni approche comptable castratrice et austère, mais dans un élan patriotique enthousiaste digne de  l’ambition de notre peuple de jouir d’une bonne santé et d’un bienêtre mérités. Ne laissons pas les potins et les faits divers annihiler notre effort collectif pour disposer d’une santé publique apte à prendre en charge la population de la conception à sa destinée inéluctable. Notre peuple le mérite et c’est vital pour notre développement.

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