Angelillo moins chanceux que les Lions

Si l’équipe nationale ne méritait vraiment pas de rater la CAN 1990 au vu de son effectif composé d’une nouvelle génération prometteuse ayant succédé aux anciens joueurs des Lions de l’Atlas classés en 4e place lors des éditions précédentes avec en plus une qualification historique au second tour du Mondial mexicain 1986 sous la houlette de l’entraineur Medi Faria, son successeur argentin, Antonio Angelilli, n’avait tout simplement pas de chance pour honorer sa mission.

Angelillo moins chanceux que le Lions, n’avait pas eu assez de temps pour préparer une équipe nationale compétitive dans l’avenir. Arrivé en 1989, Angelillo n’allait donc faire qu’un passage court d’une année à la tête des Lions pour jeter l’éponge après son échec dans sa nouvelle expérience en tant qu’entraineur à la tête d’une sélection africaine. Cela malgré son palmarès riche quand il était joueur chez certains clubs dont le grand Boca Juniors et avec la sélection d’Argentine en remportant notamment la Copa América en 1957 avec la distinction de buteur de la compétition (8 réalisations).

En Italie, Angelillo allait enchainer dans une dizaine de clubs dont les deux Inter Milan et AC, l’AS Rome, Palermo…  Angelillo allait faire mieux que dans son pays natal où il ne fut que vice-champion d’Argentine en 1955. Mais dans son pays d’adoption, il remporta le championnat (Calicio en Serie A) en 1968, une coupe d’Italie en 1964, et en 1968 une C2  (Coupe d’Europe des vainqueurs de coupes). Il fut lors de la saison 1958-1959 le meilleur buteur du championnat italien avec 33 réalisations.

Voilà pour cette attaquant « hors-pair » qui allait se recycler en entraineur pour diriger pas moins d’une douzaine de clubs au championnat italien de 1972 jusqu’à 1989, année pendant laquelle Angelillo va opter une nouvelle expérience en prenant entre les mains les destinées techniques d’une sélection africaine pour la première fois dans son parcours. Mais l’expérience en compagnie des Lions de l’Atlas n’avait malheureusement pas réussi.

Angelillo s’éclipsa donc et le Maroc continua son parcours avec un autre coach, l’Allemand Olk Werner qui, lui aussi, n’allait pas réussir grande chose avec les Lions, certes qualifiés à la prochaine CAN en 1992 mais éliminés au simple premier tour…

Rachid L.

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