Assainir la vie publique nationale!

A mesure qu’on avance, la dépravation prolifère, dans les rouages des rapports et les systèmes. Cette vaste prolifération tire le pays vers le bas et compliqué le bon fonctionnement du cours normal du processus démocratique du pays.

On ne cessera jamais de le répéter ! La nation, résolument tournée vers l’univers ferme de la  démocratisation n’a plus le droit de se montrer démesurément laxiste et permissif. L’indulgence avec ceux et celles qui tentent d’avorter dans l’œuf la dynamique de l’expansion nationale plurielle, n’est point une vertu religieuse, mais un pêché pénal pour lequel la confession sur l’autel du sacrilège n’a plus lieu d’être.

Partout dans la vie publique, on s’affronte à des formes infâmes de la fraude et de la corruption. L’espace citoyen grouille de vermines qui passent toute la journée à soutirer de l’argent à des citoyens en quête de leur droit le plus absolu. La route pullule de véreux qui n’arrêtent jamais de chiper du pognon aux camionneurs étalant sur les points de barrages. La mer est jonchée de sangsues qui, à longueur de journées, détournent la ressource halieutique non comptabilisée aux criées et aux ponts-bascules et s’emplissent les poches au détriment des caisses de taxation.

La terre est jalonnée de bonnets fonciers et de féodaux terriens qui poursuivent, dans l’impunité totale, leurs conquêtes juteuses aux dépens des ayant-droits.Le Maroc d’aujourd’hui qui avance à grand pas vers la cime est donc confronté, au jour le jour, à des pratiques malsaines le tirant, à grandes enjambées, vers l’abîme.

L’arsenal institutionnel, soigneusement mis en place, est controversé par des indicateurs criards de pauvreté, de précarité et de disparité et placent, en effet, notre pays aux rangs les plus bas dans la hiérarchie du développement mondial.

Quoiqu’on ait «échappé» à la tornade du printemps démocratique, en raison des facteurs de stabilité et de générations de réformes, on déplorera alors que le vécu marocain soit encore à la merci d’impostures et d’accaparement à divers niveaux.

On ne devrait guère se contenter des réactions éphémères, déclenchées sur instruction royale bien que hautement salutaires, mais il serait plus loisible de s’y atteler avec davantage de rigueur, à travers une forte volonté  sans restriction ni sectarisme et des procédés drastiques efficaces, touchant les multiples compartiments de la vie quotidienne, du plus haut au plus bas de la marche.

Le Maroc ne manque, en fait, que de ces mesures qui ne font, en fin de compte, qu’activer et valoriser ses lois en vigueur.

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