Congrès de la région Souss Massa du PPS

Benabdallah: «Nous sommes à l’opposition, nous poursuivrons le chemin des réformes!»

Khalid El Medkouri élu secrétaire régional

«Aujourd’hui, nous retournons à l’opposition, mais nous reviendrons plus forts à l’Exécutif !», a déclaré le Secrétaire général du PPS, Nabil Benabdallah, lors de la séance d’ouverture du congrès de la région Souss Massa du parti, dimanche à Agadir.

Devant une assistance de plus de 400 personnes, le SG a pris la parole  pour la première sortie du parti du Livre, après son retrait du gouvernement, vendredi dernier. Le leader du PPS a, de prime abord, mis en exergue le parcours de plus de vingt ans de présence du parti au sein du gouvernement, depuis le gouvernement conduit par Abderrahmane Youssoufi, appelé communément d’«alternance». Ce long itinéraire de plus de deux décennies a connu une contribution notoire du PPS, à travers les différents portefeuilles dont il avait la charge.

«Nous avons fait preuve de beaucoup d’engagement et de sincérité pendant toute cette période, au service de la nation et du peuple, sans jamais faillir à nos missions !», a poursuivi Nabil Benabdallah, en mettant l’accent sur l’action des ministres PPS, depuis 1998, en harmonie avec la monarchie.

Après ce discours inaugural du SG du parti, les congressistes ont par la suite, tenu leur congrès régional, sous la présidence des camarades Azzouz Senhaji et Khadija El Baz, membres du Bureau politique et coordinateurs de la région Souss Massa.

Après avoir élu leur conseil régional, les militants des six provinces de la région ont élu à l’unanimité le camarade Khalid El Medkouri, secrétaire régional du PPS dans à Souss Massa.

«Pendant toute cette période, le PPS était le seul parti du mouvement national à poursuivre le chemin des réformes, avec fidélité et détermination, alors que les autres partenaires vont et reviennent, selon les considérations auxquelles ils se plient», enchaînait l’intervenant, tout en insistant sur cette volonté inébranlable de mettre en avant les performances aux plans économique et social.

Cependant, disait-il, ce dernier mandat du gouvernement, affecté par un blocage, depuis le départ, sombrait dans une déchéance ahurissante, en raison de  son caractère conflictuel et nonchalant qui a sans cesse marqué son évolution, en particulier entre le parti majoritaire et son outsider. Cette crise interne était un réel handicap quant à la concrétisation de nombre de dossiers en suspens dans tous les domaines. «Nous avons mis en grade, depuis bien longtemps, toutes les composantes du gouvernement et plus spécialement son chef de file, face à ce chaos qui entrave l’action et l’initiative de l’Exécutif, toujours en otage de ses tiraillements interminables !», souligne-t-il, en évoquant l’appel ardent du PPS à la nécessité d’un nouveau souffle démocratique, brandi il y a quelques temps bien avant le congrès national, tenu au début mais 2018.

«Aucun échos positif n’est parvenu, en dépit de nos insistances, car la situation ne faisait et ne fait qu’empirer, plus particulièrement en matière de portage politique qui fait défaut dans un gouvernement atone et inerte !», lançait-il à l’imposant public qui prend d’assaut la salle archi-comble.

Dans le même sillage, l’orateur n’a pas manqué de mettre l’accent sur l’état du pays qui sévit toujours sous les affres du désarroi et de la tourmente. Presque l’ensemble des populations endure les conditions atroces de la vie, notamment les franges les plus démunies, mais aussi les couches moyennes. Le pays souffre des disparités sociales et territoriales qui ne cessent de s’aggraver au fil du temps. L’univers des entreprises se trouve dans l’expectative depuis que les productions se raréfient encore de plus belle et que la mauvaise répartition des richesses fait enrichir une minorité, à travers la rente et ne fait qu’appauvrir davantage les pauvres.

Par ailleurs, le Secrétaire général du parti a conclu son argumentaire par dire que le parti était donc dans l’obligation de se retirer du gouvernement car rien n’est en mesure de l’inciter à y rester sans utilité, devant tous ces déficits.

«C’est une décision que nous avons prise avec conscience et maturité, car elle ne semble pas aller, dans ce tohu-bohu hallucinant. Nous retournons alors à l’opposition dans laquelle nous avions vécu depuis plus de cinquante ans sans trêve, dans des conditions difficiles, marquées par la clandestinité, l’exil, la prison, l’intimidation, l’interdiction… !», a encore affirmé l’orateur, tout en rappelant qu’un parti politique aspire toujours à accéder au gouvernement pour y appliquer son programme d’action.

Après ce discours inaugural du SG du parti, les congressistes ont par la suite, tenu leur congrès régional, sous la présidence des camarades Azzouz Senhaji et Khadija El Baz, membres du Bureau politique et coordinateurs de la région Souss Massa.

Après avoir élu le conseil régional, les militants des six provinces de la région ont élu à l’unanimité le camarade Khalid El Medkouri, secrétaire régional de Souss Massa.

Saoudi El Amalki

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