Emploi: El Othmani confiant

Saâd Eddine El Othmani n’a pas réussi à convaincre, lors de son intervention devant la Chambre des représentants, dans le cadre de la séance mensuelle des questions de politiques publiques, mardi dernier.

Les mesures prises pour stimuler la création d’emploi, en l’occurrence le plan national national de promotion de l’emploi 2017-2021, ont permis seulement une baisse du chômage de 0,5% entre le premier trimestre 2018 et le premier trimestre de 2019. Autrement dit, quelques 60.000 à 70.000 demandeurs ont été recrutés, en particulier chez les jeunes chômeurs. Pour autant, le chef du gouvernement s’est montré optimisme. Pour lui, si la baisse du taux de chômage se poursuit à ce rythme, l’objectif de contenir ce ratio à 8,5% serait atteint.  D’autant plus que «le gouvernement est déterminé à redoubler d’efforts pour maintenir cette tendance», dit-il, tout en soulignant que la promotion de l’emploi fait partie des priorités de son équipe. El Othmani compte sur les mesures lancées pour créer plus de postes d’emploi. Selon lui, les programmes d’emploi ont contribué à la réalisation d’importants résultats en matière de baisse du chômage.

Le chef du gouvernement cite le suivi de 201.241 demandeurs d’emplois dans le cadre du programme «Idmaj», qui vise à accroître l’employabilité des personnes diplômés par l’acquisition de compétences professionnelles nouvelles, notamment à travers une première expérience en entreprise. El Othmani se vante aussi de «l’engouement» pour le statut de l’auto-entrepreneur, considéré comme une alternative au salariat. Quelques 102.581 auto-entrepreneurs ont accédé à ce statut à fin avril dernier, contre 32.400 en 2016, soit 103% des objectifs fixés pour l’année 2021.  El Othmani s’est aussi arrêté sur le programme «soutien au travail autonome», qui a permis le suivi de 5.210 porteurs de projets et la création de plus de 2.000 petites entreprises ou activité génératrice de revenu.

Par ailleurs, le chef du gouvernement s’est montré confiant quant aux réalisations du programme Tahfiz qui a connu un faible démarrage. Pour lui, ce programme s’est nettement développé grâce aux changements qui y ont été introduits. Il s’agit, rappelle t-il, de l’augmentation du nombre de salariés.

dont les obligations fiscales et sociales sont prises en charge par l’État à 10 employés au lieu de 5 au profit d’entreprises, associations et coopératives nouvellement créées. Cela dans la limite d’une rémunération de 10.000 DH au lieu de 6.000, outre l’exonération de l’impôt sur le revenu pour les rémunérations et indemnités occasionnelles brutes que les entreprises versent aux étudiants-chercheurs préparant une thèse de doctorat et ce, pour une période de 24 mois après la signature du contrat et l’annulation de l’obligation d’enregistrement pour une période de 6 mois auprès de l’ANAPEC, afin de bénéficier d’exonérations sociales et fiscales dans les contrats de formation.

Hajar Benezha

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