Honneur et gloire aux femmes

8 mars, Journée mondiale de la femme

Ouardirhi Abdelaziz

A l’instar de la communauté internationale, le Maroc célèbre, ce 8 mars 2021  la Journée mondiale de la femme. C’est pour nous l’occasion de rendre un vibrant hommage à toutes les Marocaines, de saluer comme il se doit le rôle essentiel, vital et inestimable que jouent les femmes Marocaines dans la préservation de la famille, le développement et l’essor de notre pays, et ce malgré les difficultés qu’elles doivent souvent affronter.

Comment la Journée internationale de la femme est-elle née ?

La Journée internationale de la femme, également connue sous le nom de JIF, est née d’un mouvement syndical avant de devenir par la suite, un événement annuel reconnu par les Nations unies (ONU). Cet événement est né en 1908, lorsque 15000 femmes ont défilé dans la ville de New York pour réclamer des heures de travail plus courtes, de meilleurs salaires et le droit de vote. C’est le Parti socialiste américain qui a déclaré la première Journée nationale de la femme, un an plus tard. L’idée de rendre cette journée internationale est venue d’une femme appelée Clara Zetkin. Elle a suggéré l’idée en 1910 lors d’une conférence internationale des femmes travailleuses à Copenhague. Il y avait 100 femmes, de 17 pays, qui ont accepté sa proposition à l’unanimité.

La femme Marocaine : un vecteur important de modernisation

L’histoire du Maroc a été faite par des hommes valeureux, courageux, téméraires, des patriotes, qui ont toujours placé l’intérêt de la nation au-dessus de toutes les autres considérations.

Mais l’histoire du Maroc, c’est aussi des femmes puissantes et influentes qui ont marqué de leurs empreintes. C’est notamment le cas de Fatima Fihriya, Zainab Nafzaouia, Sayyida Al Hurra, mais également des femmes du 21éme Siècle.

Ces femmes sont présentes dans divers domaines. Il y a des commis de l’Etat, c’est le cas de Zineb El Adaoui, Feue Zoulikha Nasri. Des femmes politiques comme Charafate Afilal,  Nouzha Skalli. Rachida Tahri. De grandes sportives mondialement connues : Nawal al Moutawakil, Nezha Bidwane. Des Businesswomen qui ont brillement réussi dans le monde des affaires: Nezha Hayat, Laila Mamou, Lamia Tazi, Miriem Bensalah Chaqroun Salwa Idrissi Akhannouch. Il y a aussi lieu de citer d’autres femmes comme feue Chaibiaa Talal, Aïcha Ech-Chenna, Feue Fatima Mernissi, Leila Abouzeid, Soumaya Naamane Guessous, Feue Fadma Abi, première femme chirurgienne marocaine…La liste des femmes est très longue et toutes les pages de ce journal ne suffiraient pas à toutes les citer. Quoiqu’il en soit, ce qui est important à retenir, c’est que toutes les femmes au Maroc là ou elles se trouvent, indépendamment des conditions sociales, de leurs lieux de résidences, toutes  s’engagent, s’impliquent et font tout pour améliorer les conditions de vie de leurs familles, de leurs enfants, et de leur entourage souvent dans des conditions difficiles. La Journée internationale des femmes, est l’occasion idoine pour que chacun puisse mesurer sa véritable place au sein de notre société. C’est aussi l’occasion qui permet traditionnellement et mondialement de mettre en avant le combat quotidien pour l’égalité entre femmes et hommes.

Égalité entre femmes et hommes

Une Journée par an pour célébrer les femmes, c’est bien trop peu, mais il est quand même bon, une fois par an, de faire un petit rappel sur la condition des femmes dans notre pays, de mettre en avant le combat quotidien pour l’égalité entre femmes et hommes, de passer en revue les acquis et d’évaluer le chemin qui reste à parcourir.

Dans l’article 19, il est écrit «L’homme et la femme jouissent, à égalité, des droits et libertés à caractère civil, politique, économique, social, culturel et environnemental, énoncés dans le présent titre et dans les autres dispositions de la Constitution, ainsi que dans les conventions et pactes internationaux dûment ratifiés par le Royaume, et ce dans le respect des disposi­tions de la Constitution, des constantes et des lois du Royaume. L’État marocain œuvre à la réalisation de la parité entre les hommes et les femmes».

Il est créé, à cet effet, une Autorité pour la parité et la lutte contre toutes les formes de discrimination. La nouvelle constitution décline des dispositions qui incitent au respect de la parité entre les hommes et les femmes. Le gouvernement a la responsabilité de veiller constamment au maintien de ce fondement et à la promotion des droits politiques de la femme en élargissant le champ de sa représentation au sein des assemblées élues. C’est ce que nous constatons aujourd’hui où tout est mis en place pour permettre le renforcement de la représentativité des femmes au niveau de toutes les institutions, ce qui sera de nature à favoriser leur participation à la vie politique de notre pays.

Pour un changement des mentalités

Là où votre regard se porte, en milieu urbain ou en milieu rural, vous croiserez une femme, elle est présente dans les divers domaines d’activités.

La femme Marocaine a su admirablement s’adapter à tous les métiers, sans complexe aucun, même ceux considérés comme réservés aux hommes, que ce soit aux champs, au garage, au salon de coiffure, chauffeur de taxi, de bus, conductrice de tramway, pilote d’avion , agent de police, présente dans les forces armées royales. C’est aussi  la ministre, la députée, l’ambassadrice, la présidente de la commune…La femme Marocaine a su s’adapter à son temps malgré certaines discriminations qu’elle continue de subir dans sa vie professionnelle, notamment en matière d’accès à certains postes de responsabilité. Il y a lieu de militer pour un changement des mentalités, surtout au sein de certains groupes d’individus et esprits rétrogrades, qui persistent et cherchent à briser l’élan démocratique dans lequel nous nous sommes tous engagés. Ces énergumènes veulent enfermer la femme, ne la considère que comme un objet de leur désir bestial, un être dont la mission est de mettre au monde des enfants.

Une pensée pour les infirmières

La journée mondiale de la femme 8 mars 2021,  est une occasion idoine, une opportunité pour célébrer une profession trop souvent négligée. Aujourd’hui, on ne peut que rendre un très grand hommage à toutes ces femmes en blouse blanche, des médecins, des infirmières, des sages femmes, des techniciennes de laboratoires qui sont des acteurs importants et incontournables de notre système de santé.

Les personnels soignants féminins, toutes catégories et grades confondus,  sont le fer de lance de notre système de santé. C’est aussi la véritable richesse du ministère de la santé. Ces personnels de santé œuvrent sans relâche, inlassablement de jour, comme de nuit, que ce soit au niveau des hôpitaux publics, des cliniques privées, des cabinets…

Toutes ces femmes assurent un travail inestimable auprès des personnes diminuées physiquement et psychologiquement, 24H sur 24, les week-ends et les jours fériés pour les aider, soutenir, réconforter, soigner et les soulager…C’est notamment le cas depuis la déclaration du premier cas de covid-19 , où ces infirmières sont en première ligne pour sauver des vies humaines.

Un travail qui est souvent accompli dans des conditions difficiles, pénibles et harassantes. Nombreuses sont les infirmières qui sont souvent acculées à faire face à une charge de travail très lourde eu égard à la pénurie d’infirmières qui touche notre pays où le besoin est aujourd’hui estimé à plus de 30.000 professionnels de santé.

Il en est de même pour les sages-femmes, dont le nombre au Maroc s’élève à 4.000, alors que notre  pays enregistre plus de 700.000 nouvelles naissances par an. Ce chiffre fait ressortir les difficultés que peuvent rencontrer les sages- femmes pour effectuer leur travail dans de bonnes conditions. Aussi, il faut savoir qu’elles sont 4 sages-femmes pour 1.000 naissances, alors que les normes de l’OMS préconisent 175 accouchements par sage-femme/an. Ce qui entraine une certaine complexité dans les tâches à accomplir.

A toutes les professionnelles de santé : médecins, infirmières, sages femmes, kinésithérapeutes, techniciennes de radiologie, on vous souhaite une bonne journée.

Pour finir, je tiens ici à rappeler aux uns et aux autres que l’avenir des générations futures dépend de l’épanouissement des femmes. Une femme respectée, instruite et bien intégrée ne peut que transmettre pareilles valeurs à sa progéniture. Ne dit-on pas que la mère est une école ! Respecter sa camarade de classe, sa collègue, sa mère, sa sœur, son épouse, ou tout simplement la femme et lui reconnaître ses droits est un haut degré de civilisation. C’est juste un geste de civisme à accomplir tous les jours et qui n’est pas étranger à notre culture et à notre société. Bonne et heureuse journée mesdames.

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