Un joyau émerge sur la baie d’Agadir

L’arsenal hôtelier d’Agadir se renforce actuellement par l’émergence d’un nouvel édifice d’une splendeur majestueuse. Étalée sur deux hectares et constituée d’une panoplie d’unités toutes raffinées les unes que les autres, avec une dizaine points de vente, cette structure d’accueil est en passe de devenir le point de mire de la capacité litière du secteur du tourisme de la capitale du Souss.

Cette bâtisse limpide de haut standing architecturale se veut, de bout en bout, un havre de quiétude et de détente, un berceau de sérénité et de répit au sein duquel tous les ingrédients idoines sont réunis pour cette besogne. Une belle relance pour un produit balnéaire, en pleine phase d’inertie et d’essoufflement par carence d’imagination et de diversité de l’offre. Khalij Agadir, nom choisi pour cette merveille qui surgit donc au cœur de cette morosité, semble insuffler du sang nouveau dans les vaisseaux d’un domaine en décadence, depuis déjà des lustres.

Pétri d’une longue expérience de plus de cinq décennies, le promoteur touristique, Abdelhadi Alami, qui a longuement roulé sa bosse dans les rouages du secteur, rentre au bercail après plus d’un quart de siècle d’éclipse sur Agadir. Le chevronné opérateur du secteur dont la réputation fait le tour du monde, de par sa maestria avérée et son patriotisme ardent, revient tout feu, tout flamme, à point nommé, pour contribuer à revigorer la filière de l’hôtellerie, en quête d’impulsions notoires, en matière de confortement du produit. Nostalgique de cette longue interruption, après avoir scellé de ses empreintes indélébile ses chefs-d’œuvre aussi bien à Agadir qu’à Ouarzazate, mais sans regret pour ces multiples ouvrages dans la cité ocre. Entre temps, l’aménageur-développeur se rabat alors sur son premier «amour» pour y planter un bijou de rêve, au grand bonheur de la destination en proie de l’expectative.

En fait, lors d’un succinct point de presse accordé aux médias régionaux et nationaux, dans le cadre de l’inauguration de son nouvel hôtel, l’investisseur marocain ne cachait pas son amertume de voir une ville prestigieuse comme Agadir se transformer en «village». Dans le même sillage, il n’hésitait pas de déplorer la situation précaire de cette métropole, en termes de promiscuité (manque de propreté), d’équipements publics (insuffisance d’éclairage), de contraintes administratives (absence de guichet unique)…Par ailleurs, il ne cessait pas d’insister de se doter d’investisseurs patriotiques susceptibles de relever les défis du développement du pays, en particulier le secteur du tourisme. À cet égard, il fustigeait la formule du «All Inclusive», adoptée par certaines unités hôtelières. Cette option, souligne-t-il, tend à paralyser les autres activités touristiques parallèles, tel que la restauration qui connaît une régression chaotique.

Il conclut son propos lucide et perspicace par le lancement d’un vibrant appel pour fédérer les énergies et conjuguer les efforts pour sortir ensemble du goulot d’étranglement d’un secteur fort prometteur.

Saoudi El Amalki

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