«khdamti.ma»: première plateforme marocaine de mise en relation entre entreprises et freelances

Ayoub Rouzi, Youssef Gaadi et Issam Charef, trois jeunes marocains qui ont décidé de proposer un service innovant de mise en relation freelances, étudiants, jeunes diplômés, employés, porteurs de projets ou même employeurs, en adaptant les recettes de Marketplace au monde du travail et ce, via la plateforme «khdamti.ma». Ayoub Rouzi, CEO et cofondateur de khdamti.ma, nous explique les différentes fonctionnalités de cette plateforme.

Al Bayane : Pouvez-vous nous présenter la plateforme khdemti.ma?

Ayoub Rouzi : La plateforme Khdemti.ma permet aux meilleurs indépendants et freelances de travailler dans des entreprises de grande qualité, en complément d’une activité principale, de manière flexible et tout en étant bien payée. Le concept est simple! Khdemti.ma sélectionne pour les entreprises, en quelques heures, les meilleurs indépendants et freelances et automatise les démarches administratives.

Comment vous est venue l’idée de créer cette entreprise?

Quand on parle de «khdemti», on parle d’une plateforme qui est créée dans le but de résoudre les problèmes que les freelances rencontrent sur les plateformes internationales. En particulier, les modes de paiement sur les sites internationaux qui sont complexes pour les Marocains. Il y a beaucoup de freelances qui ont gagné des centaines d’euros mais qui n’ont pu les retirer qu’après 6 ou 7 mois, ce qui constitue une entrave pour les freelances marocains.C’est ainsi que khdamti.ma est venue non seulement pour sécuriser à 100% les transactions financières, mais aussi, pour réduire les délais de paiement.

Comment la technologie et internet peuvent-ils favoriser ce nouvel écosystème de travail?

A l’image d’internet qui a transformé ce monde en un petit village, khdemti peut transformer le monde du travail en une petite entreprise où se côtoient virtuellement plusieurs acteurs dynamiques (freelances, entreprises). Le freelance donne donc un nouvel aspect au travail, il représente une illustration puissante de ce que l’on veut d’internet. Les Technologies de l’Information et de la Communication (TIC), et singulièrement Internet, ont profondément modifié la logique de consommation et les processus des marchés de travail et des méthodologies d’emploi dans les entreprises. La technologie représente un point fort qui a aidé plusieurs économies à améliorer leur performance en donnant des solutions réelles à leurs besoins en utilisant le freelance comme un écosystème de satisfaction de leurs demandes.

Croyez-vous que le travail en freelance pourrait détruire, à terme, les autres modes d’emploi?

Selon l’étude américaine «A vision for the economy of 2040», menée par la fondation Kauffman et l’Institut Roosevelt, le travail en freelance prendra le dessus sur le travail traditionnel d’ici 2040. Aujourd’hui, le travail en freelance représente 34% de la force de travail aux États Unis. Un américain sur trois exerce donc une activité professionnelle en freelance. Au vu de l’évolution, ce taux va dépasser les 50% en 2020. En général, je pense que le freelance peut représenter une solution performante pour les économies des pays et pour le renforcement des marchés du travail.

Quelles sont les chiffres phares qui ressortent dans votre activité?

La plateforme compte plus de 6000 freelances depuis décembre dernier Des entreprises connues et aussi des centaines de TPE/PME recrutent déjà via ce réseau. Ce sont plus de 300 transactions qui ont été effectuées.

Quelles sont vos perspectives?

Nous sommes aussi en cours de préparation de dernières retouches pour le lancement de la nouvelle version. Cette nouvelle version, qui sera en trois langues, permettra le paiement en ligne via plusieurs devise dans le butd’élargir le domaine de couverture de la plateforme vers la régionMENA.

«Khdemti.ma» participe aussi dans le concours international Orange entrepreneur social dans lequel nous occupons, jusqu’à présent, la troisième position.

Kaoutar Khennach

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