La FISA confirme la situation de crise et l’absence de tout monopole dans le secteur avicole

Les représentants de la FISA ne cessent de dénoncer la situation de crise dans laquelle vit le secteur avicole marocain depuis quelques années. En même temps, la Fédération interprofessionnelle du secteur avicole  confirme une fois de plus l’absence de toute forme de monopole dans ce secteur et notamment dans la filière des aliments de volailles.

Certaines  associations, qui dénoncent aujourd’hui la situation de monopole dans cette branche et ont décidé d’envoyer  une lettre au chef du gouvernement pour faire part de leurs inquiétudes, ne font pas partie de la fédération et n’ont eu aucune concertation préalable avec la Fisa.

Le DG de la FISA,  Chawki Jirari, précise dans une déclaration à Al Bayane, que le secteur avicole connait une crise structurelle liée à la fois  à la situation de surproduction, à la forte concurrence qui existent entre les opérateurs et aussi à la forte demande sur le poussin aujourd’hui. Il explique  que les doléances des ces associations qui ne sont reconnues ni par l’Etat ni par la FISA sont illogiques. Certains producteurs continuent de produire à un rythme assez élevé et ce, en fonction de leurs carnets de commande sans tenir compte des problèmes des autres opérateurs.

Ce qui crée une situation de déséquilibre au sein des différents opérateurs et filières de la volaille.  Jirari reste, toutefois, catégorique sur l’absence de toute cohérence dans leur logique et précise que ces derniers font primer leurs propres intérêts au détriment de  toute la profession et indépendamment du contexte global. Ces associations manquent de crédibilité et même de représentativité, réplique le représentant de la FISA avant d’ajouter que celles-ci ne font même pas partie des associations  professionnelles relevant du secteur agricole conformément à la loi 03/12.

Jirari estime par ailleurs, que ces gens doivent résoudre leurs problèmes indépendamment des autres opérateurs et accepter de se soumettre à la loi du marché et de l’offre et de la demande au lieu d’accuser une partie ou l’autre de pratique monopoliste.

 Il rappelle que le secteur avicole est un secteur économique très capitalistique qui engage des milliards de dirhams d’investissement et des quantités importantes et où la concurrence joue pleinement loin de toute forme de monopole. Il compte 50 producteurs de poussins et plus de 45 usines d’aliments de volailles.

Fairouz El Mouden

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