Maroc-UE, 50 ans plus tard… un partenariat renouvelé

Les relations Maroc-Union Européenne sont au beau fixe. Cinquante ans après la signature du premier accord commercial, la recherche d’un nouveau cadre de partenariat novateur, équitable et mutuellement avantageux pour les deux parties est de plus en plus prononcée des deux côtés et vise ainsi tous les domaines avec des échanges en pleine évolution. L’attribution du statut avancé au Maroc consacre cette ambition partagée d’aller encore de l’avant et de franchir un palier de partenariat supplémentaire.

En fait, le partenariat a parcouru plusieurs étapes depuis son démarrage en 1969, date de la signature de l’accord commercial qui a été suivi par l’Accord d’association de 1996, puis de la politique européenne de voisinage de 2003. L’accord de l’Open Sky est intervenu en 2006 et a été suivi par la signature du Statut Avancé en 2008 et par l’Accord de libre-échange en 2012. Le dernier accord agricole et de pêche a été signé en 2019 pour une durée de quatre ans avec un élargissement aux provinces du Sud du Maroc et des tarifs préférentiels accordés par l’UE.

Le Conseil d’Association Maroc/UE qui se tient aujourd’hui jeudi à Bruxelles s’inscrit dans cette logique de donner une nouvelle dynamique aux échanges entre les deux parties et de relancer ainsi le partenariat privilégié et multidimensionnel qui les lie.

En termes de chiffres, le total du volume des échanges a plus que doublé en l’espace de dix ans pour passer de 20,49 milliards de dirhams d’euros à 37,55 milliards d’euros entre 2007 et 2017.  L’UE occupe la première place parmi les partenaires commerciaux du pays. Le Maroc est le 22e partenaire de l’UE.  Au-delà de l’accord d’association, les deux parties veulent approfondir leurs relations dans le cadre d’un accord de libre échange approfondi et complet (ALECA).  Objectif : sécuriser les investissements et développer les échanges commerciaux en  facilitant une intégration progressive du Maroc au marché intérieur européen à travers notamment la réduction des obstacles non tarifaires, la facilitation des procédures douanières, ainsi que l’harmonisation des réglementations dans plusieurs domaines de l’environnement commercial et économique.

F.E.M

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