La Palestine horriblement martyrisée!

La scène pathétique des femmes soudanaises qui a fait le tour du monde, à travers les réseaux sociaux, faisait sans doute, frémir d’exaspération tout un chacun. Une nuée d’indignées jalonnait les rues de Khartoum, vociférant à tue-tête en direction des infamies sionistes et sonnant le branle-bas contre les lâchetés des gouvernants.

«Donnez-nous les armes et gardez vos fortunes!», clament-elles, tout en se privant de leur joaillerie, au profit de la Palestine. Une leçon poignante d’émotions et de motion dégagées d’une flopée de modestes insurgées, horrifiées par la tyrannie perpétrée à Gaza, sous les yeux impuissants de la communauté internationale.

Ces braves révoltées qui ne pèsent point face à l’armada israélite et ses acolytes impérialistes ne savent sans doute pas, qu’elles viennent de transmettre, par leur mouvement hautement humaniste, un message des plus saisissants sur le sort d’une partie du globe cyniquement écrasée. La colère est à son paroxysme et s’élève contre ces immondices qui encrassent sans vergogne, la sainteté des lieux et piétinent, sur le passage, des populations broyées à mort. Jusqu’où iront ces tortionnaires mortuaires dans leur plan d’extermination à grandes enjambées? Quelle puissance répressive serait à même de dissuader les sanguinaires des forfaits inhumains qu’ils ne cessent de commettre à cadences soutenues ? On ne sait pas trop, tant que les rapports de force sont faussés dans un univers aveuglé par la voracité du gain martial et l’hégémonie du capitalisme sauvage!

Chez nous, à l’instar de nombre de nations adeptes de la paix, les forces vives s’indignent et sortent dans les artères pour exprimer leur compassion et leur refus. Toutes ces expressions éprises de solidarité envers le peuple palestinien, mettent la pression sur les décideurs onusiens, quoique la majeure partie des détenteurs de la décision soit partiale à l’égard de cette question séculaire. Les controverses épineuses que vit toute la région mitoyenne aux intérêts tiraillés, ne facilite guère cette situation de plus en plus embrasée et déchirée par les convoitises géostratégiques.

A ce propos, on ne pourrait compter sur des entités «arabes» pour prétendre la secouer, encore moins la faire basculer, alors qu’ils sont totalement phagocytés. La désunion et la division de leurs rangs sont telles que le statu quo semble le meilleur garant de leur survivance sous la tutelle et la soumission. Entre temps, les forces progressistes aussi bien en leur sein qu’un peu partout sur la planète, vivent également le calvaire de la dispersion.

Les valeurs de paix et de justice universelles sont alors fortement malmenées par l’invasion du néocolonialisme. La technologie des armes sophistiquées, toujours en quête de marchés de consommation, incite inévitablement à la recherche des lieux de tension pour liquider les armements de pointe, en constante innovation. Ces dysfonctionnements qui frappent dans son essence, l’équilibre de la vie humaine et de l’écologie naturelle, ne sauraient subsister indéfiniment. Le système cyclique de l’univers n’est, en fait, ni statique ni linéaire et, en revanche, tributaire des mutations des phénomènes et des mécanismes en présence. Ce qui laisse croire que l’endiguement des dérèglements, par le biais de la résurrection des principes nobles de l’humanité, est inéluctable.

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