Reconsidérer les modes de production et de distribution et revoir les fondamentaux sociaux…

Fairouz El Mouden

L’avant et l’après coronavirus, devrait tout changer à l’échelle mondiale à commencer par les fondamentaux sociaux et les modes de production et de distribution. Les analystes du CMC reviennent à nouveau sur l’impact socioéconomique de la pandémie du Covid-19 sur le Maroc et sur son économie. Les retombées sur le plan économique et humain ont été « foudroyantes avec des contractions de la production combinées à de fortes tensions sur les équilibres internes et externes. Leurs projections tablent sur une contraction de -3,2% de la valeur ajoutée.

Dans sa dernière lettre mensuelle le centre marocain de conjoncture consacre son analyse à l’examen de l’impact socio-économique du coronavirus sur l’économie marocaine en 2020. Ainsi, au-delà du débordement du système de santé, l’impact se ressent sur plusieurs secteurs d’activité avec une forte contraction de la production, de l’emploi et des revenus. Le centre évalue la perte de valeur ajoutée globale à 3,2%.

Les experts du CMC estiment toutefois que « la propagation rapide du virus Coronavirus a créé un climat de psychose dans toutes les économies du monde…suivi d’une pause forcée de plusieurs unités de production et de transport. D’après ces derniers, il est trop tôt pour mesurer l’ampleur de l’impact de cette crise sur l’économie nationale, certains indices permettent d’affirmer que celle-ci serait importante par comparaison aux crises mondiales auxquelles le Maroc, comme d’ailleurs plusieurs autres pays de par le monde, ont fait face par le passé. Aucun secteur n’a échappé à cette crise.

Cette crise sanitaire qui s’est muée en crise économique, la plus importante depuis la fin de la 2nde Guerre mondiale, va probablement engendrer l’une des pires récessions économiques de l’histoire moderne des pays. Les estimations des principales institutions internationales sont extrêmement alarmistes.

Et à en croire le FMI, «nous n’avons jamais vu l’économie mondiale s’arrêter net. C’est bien pire que la crise de 2008».

Ils estiment que nous vivons dans un monde plein de risque systémique qui requiert notamment, d’élaborer des stratégies adéquates pour gérer les catastrophes.

Or, le Maroc manque d’une vision stratégique de long-terme, qui transcende les visions sectorielles.

La prise en compte de la totalité des risques importants, dont les crises sanitaires, devrait être pensée.

Aussi, fini le premier trimestre, le Centre Marocain de Conjoncture indique qu’il est temps de procéder à des corrections qui tiennent compte des «indices précurseurs» de conjoncture sur les évolutions des activités collectés au cours du premier trimestre».

D’ailleurs, il est aujourd’hui d’approcher en 2020 le taux de croissance avec une marge d’erreur acceptable.

Pour cause des zones d’ombre et de fortes incertitudes se sont mises au travers d’une appréciation correcte des effets de la crise sanitaire sur les principales variables macroéconomiques et sectorielles.

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