Un an après… !

Quelle conclusion serait-on enclin de tirer un peu moins d’une année, de la mandature du gouvernement ? Pour ce faire, il importe de rappeler la constitution d’une équipée, certes ramassée et composée majoritairement, non pas de politiques, mais de technocrates bien que « peinturlurés » en tuniques partisanes. Il est, en fait, hors de question de s’en prendre peut-être à la « bonne foi » des ministres à qui on aura fait appel pour des raisons spécifiques aux désirs convoités. Ce sont généralement, des « serviteurs dévoués » qui détenaient des rôles clés dans les holdings ou les cabinets du boss richissime. On se serait alors retrouvé au cœur d’une mouture rodée dans le monde du business beaucoup plus que dans la vision de l’analyse politique. Pour ce qui est donc de la vanne des finances, nerf de guerre de toute mission, les rênes sont recelées par cet alliage de proximité, organiquement combiné avec le patronat, au point d’en devenir une véritable caisse de résonance. On en déduira sans être aucunement démenti, que le conflit d’intérêts privés, est maître de l’affinité des affaires, aux détriment des droits publics les plus viables des populations. Ce n’est guère les exemples qui auront manqué pour illustrer ce constat frappant, en contradiction totale avec tout ce dont on avait promis lors de la campagne qui précédait les suffrages. Où sommes-nous des promesses de la création de 200 000 emplois par an, du relèvement du taux de croissance de plus de 7%, de l’octroi de plus de 2500 dhs aux démunis…? Rien de tout cela n’a été fait, à l’exception de la mise en place du dispositif relatif à la protection sanitaire dont l’initiative relève de la sollicitude bienveillante du Roi, en prolongement des performances anti-virales. D’autant que cette performance du Souverain se devrait d’être accompagnée de structures vitales de santé et de ressources humaines y afférentes, par les soins de ce gouvernement. Pire encore, depuis déjà trois mois, la crise d’énergie a mis à nu l’extravagance du conflit d’intérêts qui s’exemplifie de manière criarde au secteur pétrolier dont le chef de l’Exécutif s’assure la part du lion de la distribution. Ceci étant, il est invraisemblable qu’un industriel du domaine ne soit mordu par ce butin juteux qui serait advenu au grand jour, dès lors qu’il en est le détenteur incontesté des décisions. De tas de mesures se devraient d’être prises, afin d’alléger l’impact pesant des hausses de la pompe, en particulier la remise en cause de libération des prix de carburant, l’indexation, le rabais des marges de bénéfices dépassant les limites imaginables, l’exonération sur les impôts… Au fait, on ne pourrait en aucun cas, se porter à la fois, en juge et partie, chose qui supposerait de façon impérative la séparation de l’appareil de l’exécutif, destiné à priori aux politiques avérés, de l’univers des affairistes. « Chacun son métier, les vaches seront bien gardées », disait Jean-Pierre Claris de Florian, dans la fable intitulée : (Le vacher et le garde-chasse). Encore faudrait-il disposer des vrais cadres de la politique saine et non pas ceux qui en dénaturent l’authenticité, par l’usage abusif du pognon crasseux ! Le processus des déconvenues a bien débuté au département de l’agriculture où le Plan Maroc Vert (PMV) a essuyé une cinglante faillite, caractérisée par la perte de 500 000 postes, le tarissement de la nappe phréatique à cause du sur-pompage des ressources hydriques, l’aggravation de la prééminence des filières de l’exportation aux  dépens des cultures vivrières…Depuis, la série de contre-performances se poursuit au grand trot pour atterrir aujourd’hui à la primature !                                     

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