Aicha Lablaq: «Il faut traduire les orientations royales dans le PLF»

S.M le Roi appelle à la mise en place d’un programme dédié au financement des projets d’auto-emploi

Le secteur bancaire est appelé à assumer sa responsabilité  en contribuant activement  au développement du pays.  Voilà l’un des messages forts contenus dans le discours  de SM le Roi Mohammed VI, lors de son discours adressé aux représentants de la nation à l’occasion de l’ouverture de l’année législative, vendredi 11 octobre.

Autrement dit, le progrès économique est une question qui interpelle tous les acteurs concernés aussi bien les institutions privées que  publiques.

Il faut dire que le discours du Chef suprême de l’Etat a été, on ne peut plus clair, en soulignant la nécessité de l’implication non seulement des institutions de l’Etat et des élus, mais aussi du secteur privé, plus particulièrement les organismes de financement et le secteur bancaire.

Pour ce faire, le Souverain a invité l’Exécutif,  Bank Al Maghreb et le groupement professionnel des banques du Maroc (GPBM) d’œuvrer ensemble pour la mise en place d’un programme spécial dédié aux jeunes diplômés ou encore le financement des projets d’auto-emploi.  L’objectif escompté est de faciliter l’accès au financement  en vue de promouvoir l’investissement et soutenir les activités productives, pourvoyeuses d’emplois et génératrices de revenus, ajoute le Souverain.

Aicha Lablaq, présidente du groupement du Parti du progrès et du socialisme (GPPS) a souligné dans une déclaration à Al Bayane, que le discours de SM le Roi Mohammed VI contient des orientations claires concernant la maitrise du temps politique. Cela étant, les représentants de la nation sont dans l’obligation de remplir pleinement leur contrat en matière de contrôle de l’action gouvernementale et d’évaluation des politiques publiques.

Selon la députée du PPS, le message royal qui constitue une confirmation du discours du Trône, n’épargne aucune institution constitutionnelle tout en incitant le secteur privé notamment bancaire à remplir le rôle qui lui échoit en matière de financement des projets et soutenir le développement. Il est inutile, selon notre interlocuteur, de soulever les difficultés auxquelles sont confrontés les jeunes, porteurs de projets et les petites et moyennes entreprises pour l’accès au financement, d’où la nécessité de leur implication dans le processus de développement et de contribuer, par conséquent, à la création de l’emploi et la consécration de la justice sociale. Atteindre un tel objectif, « requiert, avant tout, une forte implication des parlementaires qui doivent traduire les orientations royales dans le projet de la loi de finance, a-t-elle précisé.

Relever le défi des disparités

Même son de cloche chez Abdellah Bouanou, membre du groupe parlementaire du Parti de la justice et du développement (PJD) qui a considéré, dans une déclaration à Al Bayane, que le message royal constitue un appel à tous les acteurs y compris les parlementaires à assumer leurs devoirs et ce loin des calculs politiques étroits qui ne servent en rien les intérêts du pays . Et d’ajouter que les orientations du Chef suprême de la nation interpellent, en premier lieu,  l’institution législative devant œuvrer à introduire des amendements  dans le projet de la loi de la finance ou élaborer une loi spécifique pour la promotion de l’auto-entreprenariat et l’intégration des jeunes dans le tissu économique.

De son côté, Amal El Amri, présidente du groupe de l’Union marocaine du travail (UMT) à la Chambre des conseillers, a déclaré à Al Bayane  que le discours royal est un appel à la mobilisation de tous les acteurs dans le processus de développement afin de lever le défi des disparités spatiales et celles du développement économique. Qui plus est, «le discours du souverain demeure une invitation claire au secteur bancaire,  afin qu’il assume sa responsabilité  et s’impliquer davantage dans le développement du pays», a-t-elle indiqué.  Certes, a-t-elle poursuivi, le Maroc a déjà une expérience en la matière qui a été vouée à l’échec, alors que le plus important aujourd’hui est de mettre en place les mécanismes adéquates. Cela ne peut se faire que par la mis en place des mesures d’accompagnement et de coaching afin de ne plus reproduire les erreurs du passée, a-t-elle conclu.

Khalid Darfaf

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