Cap sur la loi de finance?

On se serait accordé à dire que la précédente Loi de finance, élaborée à la hâte, pour les raisons qu’on sait, s’avérait plutôt fluette. Le retard de la mise en place de l’Exécutif avait, en effet, précipité des tendances approximatives.

Le montage technique de cette esquisse budgétaire avait flanché sur des dérives menaçant la stabilité sociale, en termes de pouvoir d’achat des plus démunis. Devant ce périlleux recul, il est donc question, pour la suivante esquisse, de mener des ripostes de taille afin de lever, à titre d’exemple, une imposition caduque sur des services freluquets, alors qu’il serait beaucoup plus loisible de grever les produits de luxe.

Il importe alors de consolider davantage le PIB et de structurer le secteur informel qui, à coup sûr, affecte l’économie nationale et l’engouffre dans des modes déstabilisants. Dans ce sens, notre pays possède tous les moyens à même de mettre à profit toutes les conditions de développement multiformes. La stabilité, la solvabilité… sont autant d’aptitudes que ne cesse de brandir notre pays dans l’échiquier mondial pour un réel bond, au niveau des investissements et, partant, un PIB atteignant 80%, dans les années à venir. Cependant, des boules de fer continuent, malheureusement, à freiner le redressement escompté. La réforme des systèmes d’impôt et de compensation tardent à s’accomplir. Il convient dans cette phase cruciale, que traverse notre pays, de mobiliser les énergies et de mutualiser les gains et les pertes, dans la paix et la communion, pour la mise en avant d’une réhabilitation durable, axée sur l’esprit de globalité et de traitement systémique.

Tout d’abord, la neutralité de la TVA n’est nullement compatible avec notre réalité économique nationale. Dans ce sens, les recommandations du Colloque national sur la fiscalité et du Conseil national économique, social et environnemental peuvent toujours servir d’ingrédients de la restructuration. Le fonds de compensation se devrait d’être hiérarchisé selon les régions et les matières. Dans la foulée de ces contraintes qui ralentissent cruellement notre décollage, il y a lieu de soulever les problématiques de l’Education, de la Santé, de la Justice, de l’Administration…

Notre pays a beaucoup plus besoin de partis forts et légitimes, se focalisant sur l’essentiel et non sur l’artificiel. Nombre de chantiers sont ouverts et il est impératif de s’y atteler avec ardeur et civisme, y compris notre intégrité territoriale, plus que jamais proche de la délivrance et dont le «Salut» ne viendra que par le renforcement de notre front intérieur.

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