Fassi Fehri: «reconsidérer la relation Etat-collectivités territoriales»

La reconsidération de la relation entre l’Etat et les collectivités territoriales s’avère capitale pour résoudre la problématique des disparités spatiales, à travers le renforcement des outils de planification et d’intervention, a estimé, mercredi à Casablanca, le ministre de l’Aménagement du territoire national, de l’urbanisme, de l’habitat et de la politique de la ville, Abdelahad Fassi Fehri.

Le Maroc est tenu, dans ce sens, à relever le défi de la convergence des politiques et des stratégies de développement, a-t-il souligné lors d’un colloque thématique régional sur « Les disparités spatiales et les défis de solidarité entre les régions », tenue à l’initiative de la Chambre des conseillers, en partenariat avec la région de Casablanca-Settat.

Les politiques et les stratégies mises en oeuvre ces dernières années ont contribué à une amélioration significative de la compétitivité nationale, a-t-il dit, déplorant, toutefois, leur impact limité sur les espaces et les populations, ce qui nécessite de revoir les actions publiques sur la base d’une approche globale.

Le programme du gouvernement repose sur les principes d’une action intégrée fondée sur la complémentarité suivant une approche participative afin de garantir la convergence des politiques publiques sur les différents niveaux territoriaux et la répartition efficace et harmonieuse aussi bien des ressources, des activités, de la population, des équipements que des infrastructures, a-t-il rappelé.

Le programme s’assigne aussi comme objectif de permettre un développement durable, efficace et équitable fondé sur l’égalité, l’intégration et la solidarité entre les unités territoriales et la réduction des disparités spatiales selon une vision prospective, globale et intégrée, a ajouté le ministre.

M. Fassi Fehri a, également, rappelé les efforts déployés par le ministère dans le cadre de ses compétences, à travers le renforcement de l’anticipation des problématiques territoriales et l’élaboration de visions stratégiques et objectives visant à relever le défi de la consolidation de la compétitivité des territoires.

Dans ce contexte, il a fait observer que les régions de Casablanca-Settat, Rabat-Salé-Kénitra et Tanger-Tétouan-Al Hoceima, qui ne représentent que 7% du territoire national, produisent près de 58% du produit intérieur brut (PIB) et accueillent environ 44% de la population et une part importante des activités économiques.

Pour sa part, le président du Conseil de la Région de Casablanca-Settat, Mustapha Bakkoury, a indiqué que ce colloque constitue une occasion propice pour le partage des expériences et l’unification des visions sur les mesures efficaces et les mécanismes proposés en vue de réduire les disparités spatiales entre les régions, d’une part, et au sein de chaque région, de l’autre.

Cette finalité ne peut être concrétisée qu’à travers la convergence et l’adéquation des politiques publiques au niveau de la région ainsi que par le renforcement des liens entre zones urbaines et rurales, a-t-il fait remarquer.

Les débats et propositions issues du colloque peuvent contribuer à apporter des réponses à plusieurs questions primordiales se rapportant, entre autres, aux facteurs déterminants d’un modèle de développement régional préservant les équilibres spatiaux, aux moyens de mise œuvre des fonds régionaux de solidarité, à la formation et à la répartition équitable des ressources humaines, à la démocratie locale et à la participation de la société civile au développement local et régional.

Initié en collaboration avec l’Association des présidents des régions, l’Association marocaine des présidents des conseils préfectoraux et provinciaux et l’Association marocaine des présidents des conseils communaux, avec l’appui de la fondation Konrad Adenauer et de la Fondation Westminster pour la démocratie, ce colloque s’inscrit dans le cadre du débat public et du dialogue sociétal pluraliste menés par la Chambre des conseillers, consacré aux questions liées à la mise en œuvre de la Constitution et aux droits économique, social, culturel et environnemental.

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