Les grandes questions à exorciser!

Tout doucement, mais sûrement, le PPS prépare son dixième congrès national. Il en fera un événement politique par excellence. Au-delà des opérations à caractère statutaire dont il est censé s’acquitter comme le stipulent ses statuts, il compte mener un débat profond et ouvert autour des questions politique, socioéconomique, sociétale et écologique de l’heure.

Sans dérobade ni occultation, il se sent dans l’obligation de décortiquer tous ces volets, en conviant ses militantes et militants, ainsi que les sympathisants et l’ensemble des composantes de la société marocaine. La conjoncture nationale, en particulier le champ politique et institutionnel marocain, n’est pas du tout au beau fixe, après s’être infligé des coups cuisants.

En effet, on ne cessera pas de dire qu’une panoplie de thèmes essentiels de notre pays s’embourbent dans l’opacité totale et hypothèquent atrocement son avenir, à court et long terme. Il est bien certain que la classe politique est quasiment en connaissance de cette déchirure dont la responsabilité incombe au Pouvoir, mais également, pour la plupart, à sa division, sa soumission et sa complicité.

Le PPS, conscient de cette situation alarmante, est résolu à cracher le mot, libérer le verbe et malmener le statu quo, avec le même cachet de sincérité, de célérité et de circonspection qui ont, durant des décennies, sa force et sa raison d’être. Il faut dire aussi que, pendant ces dernières années, beaucoup de changements se sont produits au niveau de la chose politique qui ont trop choqué et qui sont restées en suspens.

Au sein de nombre d’entités politiques, on ne pouvait pas malheureusement se mobiliser pour tenter d’y remédier. Dans ce sens, on ne pouvait pas espérer grand-chose des partis qu’on a l’habitude d’appeler, à juste titre, d’ « administratives », facilement résignés au bon vouloir de leurs créateurs. Les partis traditionnels, après avoir crucifié la Koutla et l’union de la gauche, font émousser leur personnalité et leur indépendance d’antan…

Un coup de pouce est alors nécessaire. Le PPS, en force de production d’idées et de novation, d’initiative et de suggestion, essaiera, lors de ces prochaines discussions de la thèse de répondre à ces questions qui taraudent toutes les constituantes de la société. Le Maroc qui cumule des prouesses dans sa diplomatie, en vue de parachever le dossier de sa cause nationale, de ses équilibres macroéconomiques, en parfaite synchronie avec l’institution royale, est orphelin de son paysage politique hybride, piétiné et mis sous monopole.

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