L’éclosion de la région Souss Massa?

La région Souss Massa et sa capitale, plus particulièrement, vivent des moments de grosse intensité, à la veille de l’avènement, en pompe du Souverain.

A coup sûr, c’est un événement fait date, d’autant plus qu’il survient au lendemain de l’annonce royale, lors du dernier discours au cours duquel il fut rappelé de la centralité de la région et surtout de la relance du pôle économique, à l’instar des métropoles du royaume.

C’est également un sérieux exercice pour toutes les composantes, notamment les décideurs qui président aux destinées régionales de ces contrées fécondes. Un test délicat qui s’avère à la fois ardu et ardent pour mettre sur orbite une panoplie de projets, à même de fructifier le potentiel riche et varié d’une région agissante.

En fait, si le Monarque se décide enfin de venir, c’est que, sans doute, on aurait bien moulu du grain en aval pour en récolter du fruit en amont. Il aurait fallu l’écoulement  d’une sève tonique dans les vaisseaux de la région pour enclencher une forte bouffée de synergie symbiotique.

La récolte en est richement aguicheuse pour cette visite tant attendue, au point de faire oublier toutes les «déconvenues» antérieures. A présent, il y aurait de quoi faire le détour, à retenir le menu consistant à présenter, non sans réjouissance. Tout d’abord, on évoquera la station de dessalement de l’eau de mer, à la commune d’Inchaden dépendant de la province de Chtouka Ait Baha dont le coût s’élève à 3,83 milliards de dirhams, avec 1,97 pour l’irrigation agricole et 1,86 pour l’eau potable.

Une belle prouesse de grande envergure qui prend forme, au moment où le stress hydrique taraude sérieusement non seulement la région, mais l’ensemble du pays. Récemment, une large réunion a été tenue, sous la présidence de SM le Roi et en présence de tous les intervenants du secteur pour endiguer ce fléau chronique.

D’autre part, il est question d’inaugurer et de lancer des projets de notoriété socio-économique de premier ordre, tels la zone franche, le plan d’accélération industrielle, le programme intégré du grand Agadir, la mise en valeur de la Kasbah d’Agadir, le CHU, la maison des arts, le contournement et bien d’autres projets de grand standing. Il est donc bien clair que ce premier sursaut serait porteur de beaucoup d’espoirs qui ouvriraient de larges horizons.

On mettrait fin à «l’orphelinat» d’une région restée, sans «parrains», depuis des lustres. Ce n’est que partie remise pour rattraper les retards de tant d’années d’abandon!

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