Note de cadrage et PLF 2020

Redéfinir un nouveau modèle de développement et réduire les disparités sociales et spéciales  

La note de cadre présentée par le chef du gouvernement fixe une série de mesures prioritaires qui visent le maintien des grands équilibres macroéconomiques et une bonne couverture sociale.

Aussi, la préparation du prochain budget qui se fait dans une conjoncture internationale plutôt morose, retient comme hypothèse de base une croissance de 3,7% en 2020, une production céréalière de 70 millions de quintaux et un prix du gaz butane à 350 dollars la tonne. Le Projet de loi des finances (PLF) 2020 vise également la poursuite de la dynamique des secteurs non agricoles et la hausse de la valeur ajoutée de ces secteurs à 3,6% l’année prochaine contre 3,3% en 2019 et 2,6% en 2018.

La préparation du PLF 2020 s’inscrit dans une logique de poursuite de la réalisation des chantiers urgents, notamment ceux qui visent à répondre favorablement aux attentes des citoyens et à redéfinir un nouveau modèle de développement économique et social qui garantit une meilleure équité sociale et une baisse des disparités sociales et spéciales.

Dans sa note de cadrage, El Othmani rappelle la nécessité d’activer les engagements du dialogue social dont le coût s’élève à 5,3 milliards de dirhams en 2019, 6 milliards de dirhams en 2020 et 2,9 milliards de dirhams en 2021, soit un coût annuel pour l’Etat de 14,2  milliards de dirhams l’équivalent de 1% du PIB. Le coût de la compensation, quant à lui, s’élève à 13,6%  l’année prochaine, indique la note de cadrage. Une assurance contre la hausse des cours des matières premières sera mise en place à compter de 2020.  La mise en place de la régionalisation avancée nécessite une enveloppe budgétaire de 9,6 milliards de dirhams en 2020 contre 8,5 milliards de dirhams en 2019. Ce budget est pompé à hauteur de 5% des recettes de l’IS et du même taux de celui de l’IR. Le prélèvement sur la taxe sur les contrats d’assurance s’élève à 20% et 3,7% du budget de l’Etat.

Le PLF 2020  fixe d’autres priorités dont la promotion des investissements et l’encouragement de l’initiative privée et le soutien des PME/PMI. La redistribution équilibrée des ressources figure aussi parmi les priorités du gouvernement pour l’année 20202. Elle vise aussi la poursuite des réformes stratégiques et sectorielles : la justice, la santé, l’enseignement, l’habitat, l’efficacité énergétique, politique publique, la  réforme de l’administration publique et la bonne gouvernance des projets d’investissements, le tourisme, l’agriculture, la pêche, le développement durable, la modernisation des ports….

La préparation du PLF 2020 s’inscrit dans une logique de poursuite de la réalisation des chantiers urgents, notamment ceux qui visent à répondre favorablement aux attentes des citoyens et à redéfinir un nouveau modèle de développement économique et social qui garantit une meilleure équité sociale et une baisse des disparités sociales et spéciales. Les instructions données dans le dernier discours royal à l’occasion de la fête du trône constituent la feuille de route du prochain projet de loi des finances. Idem pour la mise en place de nouvelles générations de planification sectorielle, de l’amélioration du service public et de l’accès au soin de santé.

Le regain de confiance et la consolidation des acquis figurent également parmi les priorités de la lettre de cadrage du gouvernement. Tout comme le lancement de nouvelles générations d’investissements productifs et la création de nouveaux postes d’emplois. Le maintien du dynamisme des activités secondaires pour compenser la baisse de la valeur ajoutée agricole est un objectif qui va de pair avec l’amélioration des conditions de financement de l’économie et la préservation des équilibres macroéconomiques et la stabilité du taux d’inflation qui s’établit à 0,1% au 1er semestre 2019.

Les départements ministériels sont aujourd’hui invités à définir leurs budgets et doivent en même temps tenir compte des contraintes budgétaires que leur a fixées le chef du gouvernement. La maitrise des dépenses publiques et la rationalisation de la gestion des ressources de l’Etat sont désormais une contrainte majeure qui doit être sérieusement prise en compte.

Fairouz El Mouden

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