Le tour de la Grande Bretagne

Saoudi El Amalki

À voir la myriade de nations jeter leur dévolu sur le camp du Maroc, à propos de l’intégrité territoriale, notamment en Amérique du Sud et en Europe, il y a lieu de s’enorgueillir de l’efficience diplomatique de notre pays, à la veille du règlement définitif de cedifférend artificiel. En fait, dans le vieux continent qui compte jusqu’à présent une bonne panoplie de pays qui a fait sauter les gonds des tromperies sur le dossier du Sahara pour épouser les thèses de la justesse marocaine. La France qui tergiversait à cet égard, il y a quelques temps, se rendait à l’évidence par son président, de manière aussi éclatante que décisive, aux côtés de l’Espagne, des Pays-Bas, de la Belgique, de l’Allemagne, de l’Italie pour ne citer que ceux-là qui ont constamment formé les classiques de l’ossature de l’Union Européenne. Présentement, on attend toujours la résolution du Royaume-Uni à faire le pas afin de boucler la boucle de la reconnaissance d’autant plus que l’Etat britannique a toujours noué des rapports privilégiés, depuis des siècles. Il faudra fort saluer le président de l’Hexagone qui ne ménage aucun effort à rapprocher davantage les deux alliés,  envue de reconnaître la souveraineté du royaume sur ses terres récupérées. A l’instar de ses compères d’Europe, Londres compte convaincre un contingent de ses opérateurs économiques à investir dans les provinces sahariennes. Il est vrai que le ralliement de la Grande-Bretagne, en tant que puissance mondiale, sera d’un soutien indéniable dans le processus de la conclusion du conflit imposé à notre cause nationale des décennies durant. Il est évident que la venue des investisseurs britanniques au pays, plus précisément à Laayoune et à Dakhla, est en passe de baliser le chemin vers son couronnement territorial escompté. Avec leur adhésion à cette dynamique galopante, les anglais auront tout d’abord, rejoint leurs partenaires européens, conflués aux positions positives des États-Unis et de ce fait, coupés court toutes les duperies des ennemis de paix dans la région. Ce conglomérat compact constitué de nations traditionnelles dont le parcours commun remonte dans l’histoire ne saurait fléchir à cause des petites cervelles militaristes de la région. La visite solennelle d’Emmanuel Macron au Maroc, en octobre 2024 en vue de sceller sa lettre de reconnaissance de la souveraineté marocaine sur ses territoires du sud et le vibrant hommage rendu par le Congrès américain au Maroc, à l’occasion du 250e anniversaire du traité de paix et d’amitié entre les États-Unis et le Royaume, en tant que premier pays à avoir reconnu l’indépendance de son homologue américain, en sont des signes de la solidité des liens historiques et stratégiques avec ces nations de haute importance. Le tour de la Grande Bretagne est censé boucler cette belle boucle de nations légendaires !

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