CAN U17
Mohamed.Mostaphi
Mohamed Amine Neffati, sélectionneur de l’équipe tunisienne de football U17, a accordé une interview à Al Bayane dans laquelle il a exprimé sa satisfaction quant au développement des infrastructures sportives au Royaume, saluant les progrès notables réalisés dans ce domaine. Il a également abordé l’évolution du football en Afrique, soulignant les avancées significatives du sport sur le continent. Enfin, il a évoqué les chances de sa sélection en cas de rencontre avec l’équipe nationale marocaine, analysant les forces et les défis qui attendraient ses joueurs dans ce Clasico nord africain.
Al Bayane : Votre meilleur exploit en catégorie U17 a eu lieu au Maroc. Comptez-vous réitérer cette performance lors de cette édition ?
Mohamed Amine Neffati : En 2013, la Tunisie a marqué un tournant historique en réalisant sa meilleure performance dans la catégorie U17, en terminant à la troisième position au Maroc. Nous nourrissons l’espoir que cette nouvelle édition nous permettra de réitérer cet exploit, d’autant plus que de nombreuses similitudes existent entre nos deux pays, que ce soit au niveau du style de jeu ou encore sur d’autres aspects. Le Maroc demeure le lieu de notre plus grande réussite à ce jour, et il est indéniable que nous soyons plus que jamais déterminés à reproduire ce même parcours.
Le Maroc, voisin de la Tunisie, offre des conditions climatiques similaires. Est-ce un avantage pour votre équipe par rapport aux autres ?
Les conditions climatiques entre le Maroc et la Tunisie ne montrent aucune différence majeure, les deux pays partageant des caractéristiques similaires. Cette convergence présente un avantage notable pour notre sélection, qui pourra ainsi bénéficier d’un temps de confort et de récupération optimale. Évitant ainsi les contraintes liées à des conditions climatiques difficiles, cette situation s’avère bénéfique, d’autant plus que les joueurs, encore jeunes et en phase de développement, tireront parti de cet environnement favorable. En conséquence, cette homogénéité climatique pourrait se révéler déterminante, offrant à l’équipe les meilleures chances de performance tout au long du tournoi.
Comment évaluez-vous l’évolution des infrastructures au Maroc ?
Le Maroc est aujourd’hui reconnu parmi les grandes nations du football africain, une réalité incontestable. Tout comme la Tunisie et les autres sélections présentes dans ce tournoi, le pays bénéficie d’un développement remarquable en matière d’infrastructures, qu’il s’agisse des terrains de jeu officiels, des terrains d’entraînement, des hôtels, des moyens de transport ou de tous les autres aspects logistiques nécessaires à la préparation d’une équipe. Ces progrès témoignent de l’énorme investissement effectué dans les infrastructures sportives, un facteur clé expliquant les excellents résultats du Maroc dans toutes les catégories. Cette évolution permet aux sélections marocaines de se hisser régulièrement parmi les meilleures et d’aller toujours plus loin dans les compétitions internationales.
Vous -avez déjà affronté le Maroc lors des éliminatoires. Quel est votre avis sur le niveau des Lions de l’Atlas et comment envisagez-vous un éventuel face à face avec eux ?
Le Maroc et la Tunisie figurent aujourd’hui parmi les grandes nations footballistiques du continent africain. Les deux sélections ont démontré leur potentiel, montrant à travers leurs performances qu’elles possèdent les atouts nécessaires pour aller loin dans ce tournoi, se qualifier pour la Coupe du Monde et briller sur la scène internationale. Le match entre nos deux équipes a constitué une véritable épreuve, témoignant de la qualité de nos prestations respectives. Ce résultat était attendu, compte tenu du niveau actuel de nos sélections et de nos joueurs, qui évoluent au plus haut niveau mondial. Si nous devions affronter le Maroc de nouveau lors de ce tournoi, ce serait un match passionnant. Il s’agirait d’une rencontre qui honorerait nos deux nations, le football africain et l’avenir du sport sur notre continent. Nos jeunes représentent l’avenir du football, et ce sont eux qui porteront les couleurs de nos nations dans les années à venir.