Audiovisuelle: le pôle public cumule 8,6% des parts de marché

Alors que l’offre télévisuelle est toujours aussi contestée, les patrons des deux chaînes publiques (Snrt et Soread 2M) ont plutôt affiché leur satisfecit lors de leur audience devant la commission de la Culture de la chambre des représentants. Pour convaincre, Fayçal Laraichi, PDG de la Snrt, a puisé dans les chiffres de Marocmétrie et de classements internationaux.

Selon lui, le taux d’audience, estimé à 47%, devrait être interprété positivement dans la mesure où ce ne sont pas les mêmes personnes qui regardent la télévision. Sachant que «85% des Marocains regardent les chaînes publiques». De plus, dit-il, ce taux correspond à une estimation quotidienne.

Le patron de la Snrt va encore plus loin en comparant l’offre des deux chaînes publiques à celle des autres pays. «Les chaines publiques marocaines figurent parmi les meilleurs au monde, que ce soit en Europe ou dans la région arabe», a-t-il affirmé. Cependant, l’offre marocaine fait face à la concurrence des chaines satellitaires arabes. Le taux d’équipement alimente la crainte de Fayçal Laraichi. En effet, 95% des ménages possèdent un décodeur satellite leur permettant d’accéder à plus de 1200 chaînes. Pour autant, les chiffres annoncés par le ministre de la Culture sont rassurants. Dans la plus de 15 pays de la région, le pôle public marocain cumule 8,6% des parts de marché.

Pour y faire face, les chaines marocaines lancent 3 à 6 fois par an des appels d’offres afin de diversifier la programmation. Mais elles se trouvent dans l’incapacité de retenir des projets de qualité faute de budget suffisant, d’après Fayçal Laraichi.

D’ailleurs, la question de la gouvernance de ces deux chaînes n’a pas échappé à l’attention des députés, notamment ceux du groupement PPS, qui ont interrogé les deux patrons sur la situation financière des deux chaînes.

Hajar Benezha

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