Examens en Médecine : L’impasse

Ce qui devait être évité à tout prix, en prévalant la raison, a finalement eu lieu. En effet, les étudiants en médecine ont opté pour l’escalade, en choisissant le maintien de l’arme de la grève, s’attachant au boycott des examens, au lieu de les passer et poursuivre par la suite les négociations autour de leurs revendications avec les ministères de l’Education nationale et de la Santé.

Ainsi, les examens de la session normale, prévus à partir de lundi 10 juin, devaient être reportés à une date ultérieure. Cela chamboulerait le calendrier de l’année universitaire en cours au niveau des facultés de médecine et de pharmacie à l’échelle nationale et pourrait se répercuter sur les concours des nouveaux bacheliers désirant accéder à ces facultés au titre de la prochaine année universitaire.

C’est dire que ce bras de fer aura des répercussions sur les étudiants actuels et les nouveaux candidats qui désirent rejoindre cette discipline dans l’enseignement supérieur. C’est le coût d’une grève qualifiée, par les deux départements de tutelle, d’«acte politique», qui prend en otage aussi bien les étudiants que les patients. D’ailleurs, les deux ministères ont déploré cette attitude maintenue par les étudiants même si environ 90% des revendications ont été satisfaites.

En fait, ont rappelé les deux départements, sur un ensemble de seize points revendicatifs, quatorze d’entre eux ont été favorablement reçus de la part du gouvernement, qui a accordé, en plus, des assouplissements qualifiés de «positifs» pour les deux points en suspens. Du côté de la coordination nationale des étudiants en médecine, une source a fait savoir que la grève a été maintenue puisque «les conditions pédagogiques et les conditions objectives des examens ne sont pas réunies», rappelant que les cours étaient suspendus depuis le 25 mars dernier.

Quoi qu’il en soit cette situation porterait préjudice à l’enseignement supérieur dans ces facultés de médecine et de pharmacie.

B.Amenzou

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