Notre fondation veut rectifier une injustice à l’égard du Sahara marocain

Me Hubert Seillan président France Maroc-Paix et développement durable

«France Maroc-paix et développement durbale» est une fondation de droit français, «née d’un sentiment d’injustice que j’ai toujours ressenti à l’égard de la position internationale sur le Sahara marocain», a indiqué son président Hubert Seillan dans un entretien avec Al Bayane.

La création de cette fondation a été initiée par des entreprises et des personnes qualifiées de nationalité française et marocaine dans le but ultime de «participer à la paix sur les deux rives de la Méditerranée par le développement durable», de «penser la paix dans une dimension globale Nord-Sud et Sud-Nord» et de «penser le développement économique dans une finalité sociale et culturelle», précise-t-on dans le préambule des statuts de la fondation, qui viennent d’être signés respectivement les 13 et 14 septembre 2017 à Laâyoune et à Dakhla.

Selon ses statuts, la fondation se fixe comme objectifs immédiats la promotion de la «paix et du développement durable au Sahara marocain» pour en faire une «plateforme du projet Europe-Afrique subsaharienne », une région «stabilisée au plan du droit international» «un pôle dynamique d’actions synergiques Nord-Sud et Sud-Nord», et «un modèle de paix et de développement durable», le but étant de lui permettre de participer activement à «un axe Rabat-Paris déterminant pour l’Afrique et pour l’Europe».

Féru d’histoire, Me Hubert Seillan, très «sensible aux racines», selon ses dires, avait très tôt pris position pour la marocanité du Sahara en «considérant que les prétentions indépendistes sur ce territoire étaient parfaitement artificielles parce que portées de l’étranger dans des considérations politiques».

Au cours de cette quête de la vérité, il avait réussi à approfondir ses connaissances sur le sujet, grâce notamment au soutien qu’il recevait de la part de nombre de connaisseurs dont le président de l’Association Ribat Al Fath, Abdelkrim Bennani, à travers notamment ses visites répétées dans la région accompagné par deux de ses amis, l’un spécialiste des grandes questions de qualité et d’origine Alain Mur, l’autre spécialiste des questions alimentaires et d’environnement (toxicologie), le Pr Jean François Narbonne.

Au terme de leurs recherches, les trois membres de l’équipe ont été «convaincus de la réalité profondément marocaine de ces territoires et communautés», a-t-il dit.

«Et c’est à partir de là, que nous avons décidé avec Ribat Al Fath d’organiser en mai 2015 à Bordeaux un colloque international sous le thème «Sahara marocain, sécurité et développement», qui avait notamment recommandé «la pérennisation de la réflexion engagée», recommandation ayant abouti en 2017 à la création de la présente fondation dans «le but de favoriser par des investissements d’entreprises françaises et marocaines le développement économique, social et culturel des populations du Sud dans un climat de paix».

«Aujourd’hui ce sont au moins 33 entreprises qui ont constitué cette fondation». «Au Maroc le chef de file est Hassan Sentissi qui dirige des entreprises en rapport avec la pêche et les conserves et en France, il s’agit de Gilbert Boher, qui dirige des entreprises en rapport avec la sécurité alimentaire et qui s’installe ici au Maroc, a-t-il dit.

«Cette fondation est donc au berceau, mais je crois qu’elle est née dans les meilleures conditions pour se développer», selon Me Huert Seillan, qui a fait savoir que les trois régions de Laâyoune, Dakhla et Guelmim ont décidé de s’associer aux efforts entrepris au titre de partenaires bienveillants.

Au-delà des enjeux locaux pour le Sahara, ce sont les enjeux Nord-Sud et Sud-Nord que la fondation se propose de relever. Dans la relation France-Afrique et l’axe Nord-Sud Sud-Nord, le Sahara devra «jouer le rôle d’épicentre», a expliqué le président de la fondation.

Le président de cette fondation Hubert Seillan est professeur de Droit, spécialisé sur les questions des risques d’accident, de maladie et catastrophes et sur la géostratégie. Il est aujourd’hui avocat à Paris.

Entretien réalisé par M’barek Tafsi

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