L’art et la culture en détresse!

Le monde de l’art et de la culture, dans sa diversité plurielle, s’est cruellement affecté de la crise pandémique. Plus de la moitié de l’année, les professionnels confinés et mis au désœuvrement endurent le calvaire, surtout en période estivale où l’activité artistique se donne à cœur joie, en salles de spectacle et en espaces fermés.

La mise à l’arrêt de tous les segments de l’industrie culturelle dédiée au public pour des raisons précautionneuses, a asséné un coup dur aux divers monteurs de la production prestataire. La vie sur scène en côtoiement direct avec le récepteur s’étiole, au grand dommage des deux interlocuteurs.

Au début de l’année en cours, alors qu’on se préparait à tenir les festivals thématiques de presque la totalité des villes, ponctués par les soirées artistiques auxquelles sont conviés à prendre part tous les talents du royaume, la Covid-19 fut subitement irruption et détruisit la fête en liesse.

Les troupes de théâtre, les groupes de musique, les plasticiens et autres se trouvent en situation d’oisiveté forcée et, en conséquence trouvent toutes les peines du monde à joindre les deux bouts. D’autant plus que la reprise de l’activité, après l’été passé, semble toujours incertaine, surtout que la propagation virale s’intensifie en ces derniers temps. Un véritable cauchemar que vivent les créateurs jetés dans la tourmente, depuis déjà des lustres.

Leur gagne-pain est de plus en plus, remis en question, sans qu’ils ne jouissent de contrepartie compensatoire de leurs affres essuyés au quotidien. Il est si évident que leur prestation est tributaire de la présence des masses, ce que les mesures restrictives déconseillent fermement en ces moments exceptionnels.

Cependant, il serait sans doute, plus clément d’atténuer leurs souffrances, en rouvrant les salles de toutes les exhibitions artistiques, tout en gardant les restrictions sanitaires requises en ces lieux: port obligatoire des masques, distanciation corporelle, taux limité d’assistance, à l’image de nombre de pays où la permission des shows est accordée par les autorités compétentes. Même son de cloche est tinté dans les milieux artistiques marocains qui se pressent d’embrasser la scène et ressentir le trac habituel.

Le virus est désormais dans nos murs et s’y habitue, à notre grand émoi en perspective. Pris par l’expectative qui ne fait que durer, les professionnels s’impatientent donc à rencontrer la foule, même à la moitié de sa densité coutumière, afin de chasser leur cafard qui les ronge à petits feux et surtout de regagner leur vie détériorée à outrance!

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