Le grand mal à bannir!

La polémique déclenchée sur l’incorporation des termes de la darija dans les nouveaux manuels scolaires, mettait en filigrane les problématiques du système scolaire.

On s’y est étendu beaucoup plus qu’il ne fallait, alors que d’autres sujets de fond aurait pu focaliser l »intérêt des analystes et des intéressés. Il est vrai que l’introduction de ces mots brusquait l’opinion publique et suscitait un ébranlement dans le statu quo linéaire auquel elle s’habituait. Toutefois, il importe de rappeler que le mal de l’enseignement, toutes disciplines réunies, est bien ailleurs!

La présente rentrée scolaire et universitaire est en train de s’effectuer sur une toile de désarroi qui cerne le domaine de toutes parts. Embourbé dans les valses enlisants du secteur, le ministre de tutelle ne sait pas à quel saint se vouer. Il décline sa stratégie pour le reste de son mandat, alors que son prédécesseur avait étayé la sienne, tel que leurs homologues l’avaient fait auparavant, sans beaucoup de succès. Malgré des essais de réparation, la panne du secteur continue à sévir. La charte nationale et le plan d’urgence révèlent toujours d’amères réminiscences!

Le conseil supérieur de l’éducation et de la formation est bien là pour rectifier le tir et sortir la roue scolaire des ornières. Son rapport ne souffre d’aucune contestation : notre enseignement est atteint d’une maladie chronique. Ses symptômes pathologiques sont multiples et divers, aussi bien en villes que plus particulièrement, en milieu rural. À notre sens, pas moins de trois parties du corps scolaire sont profondément affectées. Il s’agirait de la déperdition parmi les apprenants dès les âges, en particulier les jeunes filles. La déchirure qui ne cesse de gangrener au niveau des langues.

D’autre part, la généralisation du préscolaire reste un chantier incontournable pour assurer l’égalité des chances… Sans nullement verser dans le bas pessimisme, il convient d’invoquer non sans ire, que la chose éducative, à l’instar de la santé et l’emploi, demeure le maillon faible du chaînon développemental du pays. Elle tire constamment vers le bas, quoique les grands chantiers entamés ces derniers temps, soient en sel, plaçant la Nation dans la cour de l’émergence. On n’a donc pas à pâtir des déboires qu’on ne cesse de concéder, des décennies durant, puisqu’on traine encore des boulets de la scolarité!

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