Le groupement parlementaire du PPS scandalisé par une «mesure discriminatoire»

L’interdiction de vente des tickets de transport aux Africains sans titre de séjour

La décision d’interdire aux agences et aux sociétés de transport en commun de vendre des tickets de transport aux Africains sans titre de séjour est une mesure «discriminatoire, inadmissible, incompréhensible et contraire à la Constitution et à la politique migratoire» du Royaume, selon la présidente du Groupement parlementaire du progrès et du socialisme à la Chambre des représentants Aicha Lablak.

Après une première question écrite adressée à ce sujet au ministre de l’équipement, du transport, de la logistique et de l’eau le 31 octobre dernier, Aicha Lablak revient à la charge pour demander, dans une autre lettre datée du 7 novembre courant, de prendre la parole lors de la prochaine séance des questions orales pour expliciter davantage les suites fâcheuses d’une telle décision «irréfléchie».

Dans sa question écrite au ministre concerné, la députée avait en effet souligné la stupéfaction de son groupement qui «ne comprend pas les justifications et les motifs» de la prise d’une telle décision.

Si les informations publiées à ce propos se confirmaient, elles représenteraient pour le GPPS des décisions «racistes qui n’ont rien à voir avec la Constitution du pays» qui précise dans son préambule que le Maroc s’engage à «bannir et combattre toute discrimination à l’encontre de quiconque, en raison du sexe, de la couleur, des croyances, de la culture, de l’origine sociale ou régionale, de la langue, de l’handicap ou de quelque circonstance personnelle que ce soit».

Mais quels sont les motifs et les raisons qui sont derrière une telle décision «provocatrice de nos sentiments en tant que Marocains, attachés à la dimension universelle de notre culture nationale, croyant aux valeurs d’ouverture et de coopération entre les peuples et œuvrant pour la consécration de l’image de notre pays en tant que terre de la paix, de l’amour, de la fraternité et de l’hospitalité», s’interrogeait-elle.

 M’barek Tafsi

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