L’ONU recadre sévèrement le «polisario» et ses commanditaires

Le rapport du secrétaire général de l’ONU, Antonio Guterres, au Conseil de sécurité sur le dossier du Sahara marocain inflige un cinglant camouflet au «polisario» et leurs commanditaires.

En effet, toutes leurs manœuvres ont été mises à nu et dénoncées, leurs campagnes hostiles au royaume et à son intégrité territoriale ont été neutralisées et leurs manigances avec des trafiquants en tout genre pour détourner les aides humanitaires, en prenant en otage une population séquestrée dans des conditions horribles, ont été également pointées du doigt.

Et en parallèle, le rapport du secrétaire général de l’ONU salue la bonne volonté de Rabat, souligne la pertinence de l’initiative marocaine, appuie le processus de représentation démocratique, en confortant la légitimité des élus locaux, met en exergue les investissements du royaume dans son Sahara et le mode de gouvernance locale, impliquant les habitants des régions et loue la bonne volonté du Maroc et sa coopération en vue de trouver une solution politique à ce conflit artificiel créé autour du Sahara marocain, depuis plus de quatre décennies. Il s’agit en fait d’une véritable mise au point des Nations Unies, mettant ainsi un terme aux opérations de chantage du «polisario», de ceux qui le soutiennent et le financent.

Ce rapport, présenté au Conseil de sécurité qui avait déjà mis sur les rails le processus politique, conforte ainsi la légalité internationale que Rabat a toujours mise en avant pour concrétiser l’initiative d’autonomie des provinces sahariennes sous souveraineté marocaine.

B.Amenzou

 

Rapport du SG de l’ONU sur le dossier su Sahara marocain

Dans son rapport au Conseil de Sécurité sur le Sahara marocain, le Secrétaire Général des Nations-Unies, Antonio Guterres, a relevé que son Envoyé Personnel pour le Sahara,Horst Köhler, « a rencontré les élus locaux » des Provinces du Sud du Maroc lors de sa tournée dans la région en juin 2018, consacrant ainsi la légitimité de ces élus et officiels locaux en tant que seuls représentants démocratiquement élus de la région.

Le rapport souligne, en outre, que plusieurs interlocuteurs rencontrés par Köhler au Sahara ont « exprimé leur plein soutien au Plan d’Autonomie » du Maroc. Ils ont, par ailleurs, demandé à l’ONU de « trouver une solution politique qui permettrait aux populations dans les camps de Tindouf de revenir à la mère patrie » et de « bénéficier du développement que connait la région » du Sahara marocain.
Dans ce contexte, le rapport a qualifié la volonté du Maroc de faciliter la visite de Köhler au Sahara de « signe encourageant ».
Les rencontres du responsable onusien avec les officiels locaux du Sahara marocain consacrent leurs légitimités en tant que seuls représentants démocratiquement élus de la région. Bien plus, le soutien sans équivoque exprimé à l’Initiative marocaine d’autonomie réaffirme l’attachement indéfectible des populations de la région à la marocanité du Sahara.
Par ailleurs, Guterres a décrit dans son rapport la situation au Sahara comme « généralement calme ». Ceci représente un désaveu pour le « polisario » et l’Algérie qui persistent dans leur propagande et campagnes médiatiques mensongères visant à induire en erreur la communauté internationale sur la réalité de la stabilité et le développement au Sahara marocain.

Mise en exergue des investissements

Dans son rapport, le Secrétaire Général des Nations-Unies a mis en exergue, « les investissements considérables en infrastructure et les projets de développement économiques » dans les Provinces du Sud du Maroc. Il a indiqué dans ce rapport que son Envoyé Personnel a visité « de nombreux projets de développement financés par le Maroc, parmi lesquels un Centre de Conférence, un hôpital, ainsi qu’une unité de traitement de phosphate à Laâyoune », soulignant que les populations locales étaient « reconnaissantes pour le soutien financier » dont jouit la région, notamment le nouveau modèle de développement des Provinces du Sud, d’un budget de 7.7 milliards de dollars américains. Ce soutien financier a permis « d’améliorer les infrastructures, les services de santé et d’éducation dans l’ensemble de la région », a-t-il noté.
Ce constat du Secrétaire Général est une reconnaissance par l’ONU des efforts déployés par le Maroc, sous la conduite éclairée de Sa Majesté le Roi Mohammed VI, qui a apporté une inflexion nouvelle afin d’assurer un développement économique, intégré, durable et créateur de richesse pour les populations des Provinces du Sud.
C’est également un désaveu au « polisario » et à l’Algérie qui tentent en vain de dénigrer les efforts de développement du Maroc en faveur des populations du Sahara.

Populations de Tindouf : estimations du HCR confirmées

Antonio Guterres a également souligné que les Agences humanitaires onusiennes ont continué de couvrir les besoins des populations des camps de Tindouf à travers « la distribution mensuelle de 125.000 rations alimentaires ». Ce nombre de rations alimentaires correspond au chiffre de 90.000 personnes vivant dans les camps de Tindouf, adopté par le Haut-Commissariat des Nations-Unies pour les Réfugiés (HCR) et le Programme Alimentaire Mondial (PAM) en 2005. Les 35.000 rations additionnelles ont été ajoutées en 2006, suite aux inondations qu’ont connues les camps.Ainsi, le rapport du Secrétaire général constitue un démenti aux chiffres biaisés véhiculés durant les dernières semaines par l’Algérie et le « polisario ».Ce rapport survient au lendemain du Communiqué du 28 septembre 2018 du Haut-Commissariat des Nations Unies pour les Réfugiés, qui réaffirme que « ces estimations seront maintenues jusqu’à ce que l’exercice d’un enregistrement en bonne et due forme soit conduit ».Ces positions claires des plus hauts responsables onusiens confortent les appels constants du Maroc et des résolutions consécutives du Conseil de Sécurité, depuis 2011, pour l’enregistrement des populations des camps de Tindouf.

Le «polisario» sommé de rencontrer la Minurso à Tindouf

Par la même occasion, le rapport dénonce les entraves imposées par le « polisario » aux actions de la MINURSO, notamment les activités du Représentant spécial et la liberté de mouvement des observateurs militaires de la Mission.
A cet égard, le Secrétaire général informe les membres du Conseil de Sécurité, avec grande préoccupation, du refus du « polisario » de recevoir à Rabbouni, en Algérie, son Représentant spécial et chef de la MINURSO, ainsi que le Commandant de la composante militaire, plus d’une année après leur prise de fonctions. Le « polisario » poursuit, ainsi, ses entraves au travail de la Mission et son défi à l’autorité du Conseil de Sécurité et du Secrétaire général.
Aussi, les deux plus hauts responsables de la MINURSO refusent catégoriquement de céder au chantage du « polisario » de les rencontrer à l’Est du dispositif de défense. En effet, à ce jour, le « polisario » n’a toujours pas reçu ces deux hauts responsables de la MINURSO.
Face à cette situation, le Secrétaire général des Nations-Unies a appelé, instamment, dans ses recommandations, le « polisario » à mettre fin à son chantage et à rencontrer les hauts responsables de la MINURSO à Rabbouni, à Tindouf, conformément à la pratique établie depuis longtemps, et non pas à l’Est du dispositif de défense.
En adoptant cette position légaliste et claire, l’ONU confirme qu’elle ne reconnait nullement d’autorité du « polisario » sur aucune zone du Sahara marocain. Ce qui dément toute la propagande mensongère du « polisario » sur les soi-disant « territoires libérés ».
Enfin, il sied de signaler que le rapport du Secrétaire général exprime ses préoccupations concernant les violations persistantes, par le « polisario », du cessez-le-feu et des Accords militaires, aussi bien à Guergarate, qu’à l’Est du dispositif de sécurité.
Il dénonce, également, l’attitude obstructionniste du « polisario » vis-à-vis du mandat de supervision du cessez-le-feu de la MINURSO, y compris en entravant sa liberté de mouvement.
Ces violations et provocations ont été dénoncées, preuves à l’appui, par le Royaume du Maroc, lors de la visite de l’Envoyé personnel du Secrétaire général de l’ONU, Horst Kohler, à Rabat en juin dernier, et à travers une lettre du Ministre des Affaires Etrangères et de la Coopération Internationale au Secrétaire Général des Nations-Unies, en date du 12 avril 2018, accompagnées des photos satellitaires obtenues par le Satellite marocain Mohammed VI, et des démarches en marge des travaux de l’Assemblée Générale.
En réponse, le Secrétaire Général affirme que le maintien de conditions stables et pacifiques sur le terrain est fondamental pour la création d’un climat propice pour la relance du processus politique. Il s’agit de la position que les responsables marocains n’ont cessé de faire valoir auprès du Secrétariat des Nations-Unies et des membres du Conseil de Sécurité.

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