PPS et Dar Al Hikma : le retour «au pacte des droits de l’enfant dans l’Islam» a de quoi inquiéter

Le secrétaire général du Parti du progrès et du socialisme, Mohamed Nabil Benabdallah, a reçu, vendredi au siège national du parti à Rabat, une délégation de l’association «Dar Al Hikma», conduite par son président Fettah Bennani.

Au terme de cette audience, les deux parties ont souligné que le retour «au pacte des droits de l’enfant dans l’Islam», confectionné il y a 14 ans par la Conférence islamique a de quoi inquiéter les défenseurs des droits de l’homme au Maroc, un pays qui a déjà adhéré à des conventions et instruments internationaux très avancés à portée universelle en matière de protection des droits des enfants.

Les entretiens entre les deux parties se sont déroulés en présence de Karim Taj, membre du BP du PPS et de Mohamed Hajjioui, vice président de l’organisation des pionniers enfants du Maroc (OPEM) ainsi que du vice-président de Dar Al Hikma, Anouar El Azhari et de la Secrétaire générale de l’association Najiba Jalal.

Le pacte des droits de l’enfant dans l’Islam, un  document, dépassé de l’avis de nombreux observateurs par les instruments et conventions internationaux auxquels le Maroc a adhéré, est inquiétant car il comporte de nombreuses dispositions qui sont en deçà des progrès réalisés par le Maroc en matière des droits de l’homme et de l’enfant, selon les membres de la délégation de Dar Al Hikma.

De telles dispositions «obsolètes» peuvent toutefois être utilisées à tout moment devant la justice marocaine ou ailleurs pour défendre des positions contraires à celles contenues dans les instruments internationaux ratifiés par le Maroc, selon le vice-président de l’association Anouar El Azhari.

C’est pourquoi, le PPS appelle à la vigilance et à la mobilisation pour contrer toutes les tendances visant à renier les acquis arrachés de haute lutte par le peuple marocain non seulement en matière des droits de l’homme, mais également en matière de promotion de la condition de la femme et de l’enfant et de redressement du processus démocratique. C’est pourquoi, il est nécessaire d’insuffler un nouveau souffle démocratique à l’action politique dans le pays pour rétablir la confiance des citoyens en l’action politique et dans les partis politiques, a expliqué pour sa part Benabdallah.

C’est pourquoi, il importe de ne pas baisser les bras devant toutes les tentatives de diaboliser les partis politiques pour approfondir le fossé qui les sépare des citoyens, a-t-il ajouté.

M’Barek Tafsi

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